Flowdesk est un market maker crypto français fondé à Paris en 2020. La société fournit de la liquidité sur plus de 1 000 paires d’actifs numériques grâce à son modèle de Market-Making as a Service, qui laisse aux émetteurs de tokens le contrôle de leurs fonds. Premier market maker crypto enregistré PSAN auprès de l’AMF, Flowdesk a levé plus de 150 M$ depuis sa création et anime les carnets d’ordres de plus de 150 plateformes.

Au programme

  • Fondée en avril 2020 à Paris par Guilhem Chaumont et trois cofondateurs, Flowdesk emploie plus de 200 personnes en 2026.
  • La Series B atteint 102 M$ au total : 50 M$ en janvier 2024 (Cathay Innovation), puis 52 M$ en mars 2025 (HV Capital, dette BlackRock).
  • Enregistrée PSAN dès juin 2021, la société a obtenu l’agrément MiCA en juin 2026 et une licence VARA complète à Dubaï en août 2026.

Qui a fondé Flowdesk et d’où vient la société ?

Flowdesk naît à Paris en avril 2020, sous l’impulsion de quatre cofondateurs : Guilhem Chaumont (CEO), Paul Bugnot (COO), François Cluzeau et Balthazar Giraux. Actifs dans le secteur crypto depuis 2017, ils combinent des parcours en banque, trading algorithmique, ingénierie et entrepreneuriat. Leur constat de départ : les marchés crypto sont fragmentés entre des dizaines de plateformes, et les émetteurs de tokens peinent à y maintenir une liquidité correcte.

Le 29 juin 2021, Flowdesk devient le premier market maker crypto français enregistré PSAN auprès de l’AMF, sous le numéro E2021-019, selon ISAI, l’un de ses investisseurs. L’enregistrement couvre la conservation d’actifs numériques, l’achat-vente contre monnaie légale et l’échange crypto-crypto. La société ouvre ensuite un bureau à Singapour en mars 2022, avant de s’implanter aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Canada.

Que fait concrètement Flowdesk ?

Le cœur de métier de Flowdesk est le Market-Making as a Service (MMaaS) : l’émetteur d’un token conserve la propriété de ses fonds et de son inventaire, tandis que Flowdesk opère l’infrastructure et les algorithmes de tenue de marché. Ce modèle se distingue du market making propriétaire classique, où le prestataire négocie pour son propre compte avec les tokens qu’on lui confie.

L’infrastructure de la société est connectée à plus de 150 plateformes d’échange, centralisées comme décentralisées. Ses clients sont des émetteurs de tokens, des fondations de protocoles, des plateformes et des institutions financières. Début 2024, la société traitait entre 150 M$ et 400 M$ de volume spot quotidien, selon The Block.

Flowdesk opère aussi un desk OTC (gré à gré) pour les transactions de gros volumes, étendu aux dérivés et aux options en 2025, ainsi qu’un desk de crédit lancé en mai 2025. La société fournit par ailleurs de la liquidité à l’ETF Bitcoin spot de Grayscale et assure la tenue de marché de l’EURCV, le stablecoin euro de Société Générale, selon CoinDesk.

Flowdesk : chronologie 2020-2026 Étapes clés de la société Flowdesk, de sa fondation à Paris en 2020 à l'agrément MiCA en 2026, en passant par l'enregistrement PSAN et les levées de fonds. Flowdesk : chronologie 2020-2026 Avr. 2020 Fondation Paris Juin 2021 PSAN AMF 1er market maker Janv. 2024 Series B 50 M$ Cathay Mars 2025 Extension 102 M$ total Juin 2026 Agrément MiCA puis VARA Dubaï Sources : Flowdesk, CoinDesk, AMF, 2026

Combien Flowdesk a-t-il levé depuis 2020 ?

En juin 2022, la Series A rapporte 30 M$, avec Eurazeo, Aglaé Ventures, ISAI, Speedinvest, Ledger et Coinbase au capital, aux côtés d’une vingtaine de business angels. La valorisation s’établit alors autour de 100 M$. Ces fonds financent l’ouverture du bureau de Singapour et la préparation de l’implantation américaine.

En janvier 2024, Flowdesk boucle une Series B de 50 M$ menée par Cathay Innovation, avec la participation de Ripple, Eurazeo, ISAI, Speedinvest et Bpifrance. La valorisation dépasse alors 250 M$, selon The Block, et la société revendique un triplement de ses revenus sur un an.

En mars 2025, une extension de 52 M$ porte la Series B à 102 M$ au total : la partie en capital est menée par HV Capital, complétée par une dette souscrite auprès de fonds gérés par BlackRock, environ 20 % de l’enveloppe. Flowdesk annonce à cette occasion des revenus multipliés par 8 en 2024 et un financement cumulé supérieur à 150 M$ depuis sa création.

Quelle actualité pour Flowdesk en 2025-2026 ?

L’année 2025 est celle de la diversification produit. Flowdesk lance en janvier un desk de dérivés OTC couvrant les options crypto, destiné aux fondations de tokens, hedge funds et family offices, puis un desk de crédit institutionnel en mai. Objectif affiché : doubler les effectifs et bâtir une offre complète de services financiers autour des actifs numériques.

En avril 2026, la société se repositionne comme une institution des actifs numériques à part entière, au-delà du seul market making. Elle revendique alors plus de 200 collaborateurs, plus de 150 plateformes connectées et plus de 1 000 paires d’actifs couvertes, avec des bureaux en France, aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Canada et à Singapour.

Sur le plan réglementaire, Flowdesk Europe obtient en juin 2026 l’agrément CASP délivré par l’AMF au titre du règlement MiCA. Dans la foulée, son entité dubaïote Flowdesk Omega FZE décroche une approbation de principe de la VARA en juin 2026, puis la licence complète de broker-dealer en août 2026.

« L’obtention de notre licence complète auprès de la VARA est une étape décisive pour Flowdesk. » , Guilhem Chaumont, cofondateur et CEO de Flowdesk, 2026

Quelle place Flowdesk occupe-t-il dans l’écosystème crypto ?

Un market maker cote en permanence des prix à l’achat et à la vente. Il resserre le spread, épaissit la profondeur des carnets d’ordres et limite le slippage subi par les investisseurs. Sans cette activité, la plupart des tokens de moyenne capitalisation seraient quasiment intraitables en dehors des toutes premières places de marché.

Flowdesk évolue face à des acteurs comme Wintermute, Jump Crypto, GSR ou le belge Keyrock. Sa différenciation tient à deux choix : le modèle MMaaS, où le client garde la main sur ses fonds, ce qui réduit le risque de contrepartie, et un ancrage réglementaire européen précoce, de l’enregistrement PSAN en 2021 à l’agrément MiCA en 2026, un cadre détaillé dans notre guide des plateformes PSAN en France.

Chiffres clés

  • 2020 : fondation à Paris par Guilhem Chaumont, Paul Bugnot, François Cluzeau et Balthazar Giraux.
  • 2021 : premier market maker crypto enregistré PSAN auprès de l’AMF (E2021-019).
  • 2022 : Series A de 30 M$ (Eurazeo, ISAI, Ledger, Coinbase) ; ouverture du bureau de Singapour.
  • 2024 : Series B de 50 M$ menée par Cathay Innovation ; valorisation supérieure à 250 M$ ; volumes spot quotidiens de 150 M$ à 400 M$.
  • 2025 : extension portant la Series B à 102 M$ (HV Capital, dette BlackRock) ; revenus multipliés par 8 en 2024 ; lancement des desks dérivés OTC et crédit.
  • 2026 : agrément MiCA (juin) et licence VARA à Dubaï (août) ; plus de 200 collaborateurs et 150 plateformes connectées.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que le Market-Making as a Service ?

Le MMaaS est un modèle dans lequel l’émetteur d’un token conserve la propriété de ses fonds, déposés sur ses propres comptes, pendant que le prestataire opère les algorithmes de tenue de marché. Il s’oppose au modèle dit principal, où le market maker reçoit un prêt de tokens et négocie pour son propre compte. Flowdesk a bâti son offre sur cette approche, qui réduit le risque de contrepartie pour ses clients.

Flowdesk est-il régulé en France ?

Oui. Flowdesk a été le premier market maker crypto enregistré PSAN auprès de l’AMF, le 29 juin 2021, sous le numéro E2021-019. En juin 2026, sa filiale Flowdesk Europe a obtenu l’agrément CASP prévu par le règlement européen MiCA, toujours auprès de l’AMF. La société détient aussi une licence de broker-dealer délivrée par la VARA à Dubaï depuis août 2026.

Qui sont les principaux concurrents de Flowdesk ?

Les market makers crypto de référence incluent Wintermute au Royaume-Uni, Jump Crypto et GSR à l’international, ou encore Keyrock en Belgique. La plupart opèrent en compte propre, avec les tokens prêtés par leurs clients. Flowdesk se distingue par son modèle non custodial, son enregistrement réglementaire français précoce et son extension vers l’OTC, les dérivés et le crédit institutionnel.

Née à Paris en pleine reconstruction du marché après 2018, Flowdesk s’est hissée parmi les market makers crypto qui comptent, avec plus de 150 M$ levés, une Series B de 102 M$ et un maillage réglementaire couvrant la France, l’Europe et Dubaï. Sa mue en institution complète des actifs numériques, du market making au crédit, reste le chantier à suivre d’ici 2027, face à des concurrents mieux capitalisés mais moins régulés.

Retrouvez toutes les sociétés clés du secteur sur notre index des entreprises.

Sources

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