Anthropic est une entreprise américaine spécialisée dans l’intelligence artificielle, connue pour avoir créé Claude, une famille de modèles conversationnels. Fondée par d’anciens membres d’OpenAI, elle développe des systèmes conçus pour la fiabilité et le contrôle. Son intérêt pour la crypto tient surtout aux usages de Claude dans le code, l’analyse de données et la sécurité des smart contracts, plutôt qu’à l’émission d’un actif numérique. Ces applications rejoignent les enjeux décrits dans notre enquête sur les talents et capitaux entre crypto et IA.
Au programme
- Anthropic développe Claude et une méthode de supervision appelée Constitutional AI.
- Ses modèles servent au développement logiciel, notamment pour les protocoles blockchain.
- L’entreprise appartient au secteur de l’IA, sans crypto-actif natif connu.
Quelles sont les origines et l’activité d’Anthropic ?
Anthropic a été créée en 2021 par Dario Amodei, Daniela Amodei et plusieurs anciens collaborateurs d’OpenAI. Dario Amodei dirige l’entreprise comme directeur général, tandis que Daniela Amodei en est la présidente. La société affirme privilégier la sécurité, l’interprétabilité et la maîtrise des systèmes d’IA.
Son principal produit est Claude, un assistant capable de traiter du texte, du code et des documents. Anthropic emploie une méthode nommée Constitutional AI, qui entraîne les modèles à suivre un ensemble de principes explicites. Cette approche vise à réduire certaines réponses dangereuses sans reposer uniquement sur la modération humaine.
Claude s’inscrit dans la même famille d’outils que ChatGPT, développé par OpenAI. La comparaison entre les 2 entreprises aide à comprendre la concurrence entre laboratoires privés, comme le montre la fiche consacrée à Sam Altman et OpenAI. Anthropic propose aussi des interfaces de programmation destinées aux entreprises.
Quel rôle Anthropic joue-t-elle dans la crypto ?
Anthropic ne gère ni blockchain publique ni exchange. Son rôle est celui d’un fournisseur d’infrastructure logicielle, dont les modèles peuvent assister les équipes qui construisent des applications crypto. Claude peut notamment expliquer du code Solidity, repérer des erreurs logiques et produire des tests pour des smart contracts.
Ces usages restent soumis à une limite centrale : une IA peut générer un code plausible mais vulnérable. Les audits humains et les outils spécialisés restent nécessaires avant tout déploiement sur Ethereum ou une autre chaîne. Cette prudence rejoint les travaux consacrés au risque des audits DeFi assistés par IA.
L’IA intervient aussi dans les interfaces de portefeuille, l’automatisation des paiements et la surveillance des transactions. Les projets explorant les agents IA autonomes pour les paiements crypto cherchent à transformer une instruction en série d’actions vérifiables. Le risque porte alors sur les autorisations accordées au logiciel, les clés privées et les erreurs d’interprétation.
Anthropic n’est pas une entreprise d’IA décentralisée. À ce titre, son modèle économique diffère de celui de Bittensor, présenté dans notre guide sur l’IA décentralisée et les subnets. La distinction oppose un fournisseur centralisé de modèles à un réseau ouvert coordonnant des ressources distribuées.
Quels sont les chiffres clés d’Anthropic ?
Les montants levés par Anthropic ont atteint plusieurs dizaines de milliards de dollars selon les annonces d’entreprise et les déclarations d’investisseurs. Amazon a annoncé un investissement pouvant atteindre 4 milliards de dollars, tandis que Google a engagé plusieurs milliards dans le capital et l’infrastructure du laboratoire. Ces financements illustrent le coût élevé de l’entraînement des grands modèles.
La valorisation de l’entreprise a également progressé au fil de ses levées. Les chiffres publiés varient selon la date et la structure de chaque opération. Il faut donc distinguer une valorisation privée, un investissement annoncé et un chiffre d’affaires, qui ne mesurent pas la même réalité.
Dans la crypto, cette échelle financière contraste avec celle des réseaux spécialisés. Les protocoles blockchain peuvent employer Claude, mais ils ne contrôlent ni ses poids de modèle ni ses centres de calcul. Les enjeux de dépendance rejoignent ceux étudiés dans l’enquête sur le prompt hacking des wallets utilisant l’IA. Les attaques visant de faux outils d’IA alimentent aussi les fraudes décrites dans l’enquête sur les faux robots de trading diffusés sur TikTok.
Questions fréquentes
Anthropic possède-t-elle une cryptomonnaie ?
Anthropic ne présente pas de cryptomonnaie native parmi ses produits publics. L’entreprise vend des services d’intelligence artificielle et l’accès à Claude. Ses modèles peuvent intervenir dans des applications blockchain, mais cette intégration ne transforme pas Anthropic en protocole DeFi ou en émetteur de tokens.
Claude peut-il développer un smart contract ?
Claude peut expliquer ou générer du code de smart contract, notamment en Solidity. Cette capacité ne garantit pas sa sécurité. Une revue humaine, des tests et un audit spécialisé restent nécessaires avant un déploiement. Les principes de base sont rappelés dans le glossaire du smart contract.
Anthropic est-elle une entreprise d’IA décentralisée ?
Non. Anthropic est un laboratoire privé qui développe des modèles et exploite une infrastructure informatique centralisée. Cette organisation diffère des réseaux distribués comme Bittensor. Elle se rapproche davantage d’entreprises technologiques telles que Palantir, même si leurs produits et marchés restent différents.
Retrouvez toutes les sociétés clés du secteur sur notre index des entreprises.
Sources
- Anthropic, site officiel
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LECTURE DU MARCHÉLecture du marché crypto - Repli après les flux ETF