Le 31 octobre 2008, Satoshi Nakamoto publiait neuf pages qui allaient changer la finance mondiale. Depuis ce whitepaper fondateur jusqu’au hack Bybit de 1,5 milliard de dollars en février 2025, Bitcoin a traversé douze moments décisifs en moins de vingt ans. Chaque date a redéfini ce qu’une cryptomonnaie peut être : réserve de valeur, monnaie d’État, cible de hackers, produit d’investissement institutionnel.
Au programme
- Le Genesis Block du 3 janvier 2009 contient un message politique encore lisible aujourd’hui.
- 10 000 BTC achetaient deux pizzas en 2010, soit 800 millions de dollars au cours de 2026.
- Onze ETF spot Bitcoin approuvés simultanément le 11 janvier 2024 ont généré 4,6 milliards de dollars de volume dès le premier jour.
En un coup d’œil
| # | Date | Événement | Chiffre clé | Contexte |
|---|---|---|---|---|
| 1 | 31 oct. 2008 | Publication du whitepaper | 9 pages | Cypherpunks mailing list, metzdowd.com |
| 2 | 3 jan. 2009 | Genesis Block | 50 BTC (jamais dépensés) | Message Times of London intégré |
| 3 | 22 mai 2010 | Bitcoin Pizza Day | 10 000 BTC pour 2 pizzas | Première transaction commerciale |
| 4 | Avr. 2011 | Parité 1 BTC = 1 USD | 1 $ | Mt.Gox, première valorisation dollar |
| 5 | 28 nov. 2012 | Premier halving | 50 → 25 BTC/bloc | Cours BTC : ~12 $ |
| 6 | 2 oct. 2013 | Saisie Silk Road | 144 336 BTC saisis | Arrest de Ross Ulbricht par le FBI |
| 7 | 7 fév. 2014 | Faillite Mt.Gox | 850 000 BTC évaporés | Premier hiver crypto |
| 8 | 1er août 2017 | Hard fork Bitcoin Cash | 1 BCH par BTC détenu | Dispute taille de blocs |
| 9 | 11 mai 2020 | Troisième halving | 12,5 → 6,25 BTC/bloc | Cours BTC : ~8 600 $ |
| 10 | 7 sept. 2021 | El Salvador, legal tender | 1er État au monde | Partiellement abrogé fin 2024 |
| 11 | 11 jan. 2024 | ETF spot Bitcoin approuvés | 4,6 Md $ volume J1 | 11 ETF simultanés, dont BlackRock IBIT |
| 12 | 21 fév. 2025 | Hack Bybit | 1,5 Md $ volés | Lazarus Group, plus grand vol crypto |
Comment Satoshi Nakamoto a posé les bases en octobre 2008 ?
Le 31 octobre 2008, à 16h10 heure de la côte Est, un message arrive sur la mailing list des cypherpunks hébergée sur metzdowd.com. L’expéditeur se présente comme Satoshi Nakamoto. Il joint neuf pages intitulées “Bitcoin: A Peer-to-Peer Electronic Cash System”. Le document décrit un protocole de paiement sans banque ni intermédiaire, reposant sur une chaîne de blocs et le Proof of Work.
Les correspondants de Satoshi ne sont pas des inconnus : Hal Finney, Wei Dai, Adam Back et Nick Szabo gravitent autour de ces échanges depuis des années. Le contexte est significatif : la crise financière bat son plein, Lehman Brothers s’est effondré six semaines plus tôt.
Le whitepaper ne fait aucune promesse de richesse, seulement l’esquisse d’un système où la confiance est remplacée par la cryptographie. Ce texte de neuf pages reste aujourd’hui la référence fondatrice de toute la crypto, téléchargeable sur nakamotoinstitute.org.
Que contient le Genesis Block du 3 janvier 2009 ?
Satoshi mine le bloc numéro zéro le 3 janvier 2009. La récompense est de 50 BTC, un montant qui n’a jamais été dépensé et reste visible sur la blockchain à ce jour. Ce qui rend ce bloc unique, c’est le message caché dans la coinbase : “The Times 03/Jan/2009 Chancellor on brink of second bailout for banks”.
Cette phrase, tirée de la une du Times de Londres ce matin-là, vise Alistair Darling, alors Chancelier de l’Échiquier britannique. Satoshi horodate ainsi le bloc de manière irréfutable et formule une critique directe du système bancaire traditionnel. Le Genesis Block est inaltérable : toute la blockchain Bitcoin en découle par enchaînement cryptographique. Ce moment de douze secondes d’informatique en 2009 a généré, seize ans plus tard, un actif pesant des milliers de milliards de dollars.
Pourquoi le Bitcoin Pizza Day du 22 mai 2010 est-il fondamental ?
Le 22 mai 2010, Laszlo Hanyecz, programmeur installé en Floride, publie sur bitcointalk.org une offre simple : il paiera 10 000 BTC pour deux pizzas. Jeremy Sturdivant accepte et commande deux pizzas Papa John’s pour environ 25 dollars. C’est la première transaction commerciale documentée en Bitcoin.
L’anecdote semble comique rétrospectivement. Au cours de 80 000 dollars par BTC en 2026, ces deux pizzas représentent 800 millions de dollars. Mais la vraie valeur de cet événement n’est pas la naïveté de Laszlo : c’est la preuve que Bitcoin pouvait servir d’unité d’échange dans le monde réel. Avant cette transaction, la cryptomonnaie n’était qu’un protocole théorique. Ce jour-là, elle est devenue une monnaie fonctionnelle. La communauté célèbre encore le Bitcoin Pizza Day chaque 22 mai.
La parité 1 BTC = 1 USD en avril 2011 : qu’est-ce que ça change ?
Quelques mois après le Pizza Day, Bitcoin franchit un seuil psychologique majeur : un bitcoin vaut un dollar américain. L’événement se produit sur Mt.Gox, alors la plateforme d’échange dominante au monde. Mt.Gox est une ancienne bourse de cartes “Magic: The Gathering” reconvertie en exchange crypto par Jed McCaleb.
Cette parité transforme la perception de Bitcoin. La cryptomonnaie n’est plus un jouet pour passionnés de cryptographie : elle affiche une valeur en devise réelle, comparable et négociable. Des investisseurs curieux commencent à regarder vers elle. La presse commence à en parler, avec un mélange de fascination et de scepticisme. Mt.Gox gère alors l’essentiel du volume mondial, une centralisation qui deviendra fatale trois ans plus tard.
Premier halving du 28 novembre 2012 : la rareté programmée
Le bloc 210 000 est atteint le 28 novembre 2012. La récompense par bloc tombe automatiquement de 50 BTC à 25 BTC. Le cours du Bitcoin tourne autour de 12 dollars ce jour-là. Aucun cataclysme ne survient immédiatement : le marché reste calme.
Pourtant, ce mécanisme code la rareté directement dans le protocole. Toutes les 210 000 blocs (environ quatre ans), la création monétaire de Bitcoin est divisée par deux.
Le nombre maximal de bitcoins en circulation restera limité à 21 millions pour toujours. Cette règle n’est pas décidée par un gouvernement ni par une banque centrale : elle est inscrite dans le code depuis 2009. Les halvings suivants (2016, 2020, 2024) ont chacun précédé des envolées de prix significatives, alimentant une thèse d’investissement désormais bien connue sur les marchés institutionnels.
Comment la saisie Silk Road en 2013 a-t-elle transformé le regard des régulateurs ?
Le 2 octobre 2013, le FBI arrête Ross Ulbricht dans une bibliothèque de San Francisco. Alias “Dread Pirate Roberts”, il gérait Silk Road, la plateforme du dark web où drogues, armes et services illicites s’échangeaient en Bitcoin. Le FBI saisit 144 336 BTC directement sur les serveurs, le plus grand raid Bitcoin de l’époque.
Ross Ulbricht, alias “Dread Pirate Roberts”, est arrêté le 2 octobre 2013. Le FBI saisit 144 336 BTC sur les serveurs de Silk Road, le plus grand raid Bitcoin de l’époque. Ulbricht est condamné en mai 2015 à deux peines de prison à vie. Donald Trump le gracie le 21 janvier 2025. Source : DOJ SDNY.
Le cours de Bitcoin passe de 140 à 200 dollars en une semaine, signe que le marché intègre l’événement comme une légitimation (les autorités prennent Bitcoin au sérieux). Ulbricht reçoit deux peines de prison à vie en mai 2015. Le 21 janvier 2025, Donald Trump le gracie lors de son premier jour de second mandat. La saisie Silk Road marque le début d’une relation tendue mais structurante entre Bitcoin et les régulateurs du monde entier.
Pourquoi la faillite de Mt.Gox en 2014 reste-t-elle le traumatisme fondateur ?
Le 7 février 2014, Mt.Gox suspend les retraits. Le 28 février, la plateforme dépose le bilan à Tokyo. 850 000 BTC ont disparu, qu’ils appartiennent à des clients ou à la plateforme elle-même. Le CEO Mark Karpelès est condamné en 2019 par le tribunal de Tokyo à deux ans et demi avec sursis pour falsification de comptes.
Bitcoin s’effondre de 1 100 dollars à 200 dollars en quelques mois. C’est le premier hiver crypto de grande ampleur : des milliers d’investisseurs perdent tout. La leçon que la crypto en tire est double. D’abord, l’importance de la garde propre des actifs (“not your keys, not your coins”). Ensuite, la nécessité d’une réglementation minimale des exchanges. Les procédures de remboursement des créanciers Mt.Gox s’étireront sur dix ans, certains règlements intervenant seulement en 2024.
Hard fork Bitcoin Cash (août 2017) et ATH 2017 : la crypto entre dans le grand public
Le 1er août 2017, un désaccord technique sur la taille des blocs divise la communauté Bitcoin. Roger Ver et Jihan Wu portent le fork Bitcoin Cash (BCH), qui opte pour des blocs de 8 Mo contre 1 Mo pour SegWit. Chaque détenteur de Bitcoin reçoit automatiquement 1 BCH par BTC en sa possession au moment du fork.
Décembre 2017 : Bitcoin atteint 19 783 dollars sur Coinbase, son ATH de l’époque. Les médias grand public couvrent la crypto pour la première fois massivement. Les recherches Google “acheter Bitcoin” explosent.
Les banques centrales commencent à publier des études sur les actifs numériques. Ce premier bull run mainstream dessine les contours d’un phénomène qui ne se résorbe plus vraiment : chaque cycle attire de nouveaux acteurs, laisse des infrastructures en place, et élève le plancher de la valorisation globale de la crypto.
Troisième halving et stratégie MicroStrategy : comment 2020 a lancé l’ère institutionnelle ?
Le 11 mai 2020, le bloc 630 000 est atteint. La récompense tombe de 12,5 à 6,25 BTC par bloc. Le cours s’établit alors autour de 8 600 dollars. Trois mois plus tard, le 11 août 2020, MicroStrategy annonce un achat de 21 454 BTC pour 250 millions de dollars.
Le 11 mai 2020, le troisième halving ramène la récompense à 6,25 BTC par bloc (cours : ~8 600 $). Le 11 août 2020, MicroStrategy acquiert 21 454 BTC pour 250 millions de dollars, premier achat institutionnel majeur. La “treasury thesis” devient une stratégie réplicable par d’autres sociétés cotées. Source : MicroStrategy SEC filing.
C’est le lancement de ce que les marchés appellent la “treasury thesis” : utiliser Bitcoin comme réserve de valeur au bilan d’une entreprise cotée, en remplacement partiel du cash. D’autres sociétés suivent dans les mois qui viennent. La distinction entre investisseur retail et investisseur institutionnel commence à s’effacer dans la crypto.
El Salvador et le legal tender : qu’est-ce que ça prouve ?
Le 7 septembre 2021, El Salvador devient le premier État souverain à reconnaître Bitcoin comme monnaie légale. Le président Nayib Bukele lance une stratégie d’achat en DCA (dollar-cost averaging) sur les fonds publics. La Banque Mondiale et le FMI expriment leur opposition formelle.
La décision est partiellement abrogée fin 2024 : une loi modifiée supprime l’obligation pour les commerçants d’accepter Bitcoin. Mais El Salvador conserve ses BTC en portefeuille. L’expérience prouve qu’un État peut adopter Bitcoin sans provoquer une désintégration économique immédiate, même si les tensions avec les institutions financières internationales restent vives. Elle ouvre aussi un débat qui ne se referme pas : d’autres nations à monnaie fragilisée peuvent-elles suivre le même chemin ?
Comment les ETF spot Bitcoin du 11 janvier 2024 ont-ils changé l’accès institutionnel ?
Le 11 janvier 2024, la SEC approuve simultanément onze ETF spot Bitcoin. Les noms sont ceux des plus grands gestionnaires d’actifs mondiaux : BlackRock (IBIT), Fidelity (FBTC), ARK 21Shares (ARKB), Invesco (BTCO), VanEck (HODL), Bitwise (BITB), WisdomTree (BTCW), Franklin (EZBC), Valkyrie (BRRR), Hashdex (DEFI), et la conversion de Grayscale (GBTC). Cette approbation fait suite au jugement du DC Circuit d’août 2023 qui avait invalidé le refus de la SEC dans l’affaire Grayscale.
Le premier jour, le volume cumulé atteint 4,6 milliards de dollars. IBIT de BlackRock dépasse 10 milliards de dollars d’actifs sous gestion en sept semaines seulement, un record absolu pour un ETF nouvellement lancé. Ces véhicules permettent aux fonds de pension, assureurs et family offices d’exposer leurs portefeuilles à Bitcoin sans gérer de wallet ni de clé privée. La crypto entre définitivement dans l’univers de la finance réglementée.
Comment Bybit a-t-elle perdu 1,5 milliard de dollars le 21 février 2025 ?
Le 21 février 2025, Bybit signale un piratage d’une ampleur inédite. Les attaquants ont compromis la sécurité d’un transfert entre un hot wallet et un cold wallet en injectant du code malveillant dans l’interface Safe (multisig). Le résultat : 401 000 ETH volés, soit environ 1,5 milliard de dollars au cours du moment.
TRM Labs et le FBI identifient rapidement le Lazarus Group, unité de cybercriminalité rattachée à la Corée du Nord. Bybit rembourse l’intégralité des pertes sur fonds propres, soit environ 5,2 % de ses actifs sous gestion.
L’OFAC, Interpol et le FBI coordonnent une réponse internationale. Cet incident redéfinit la sécurité des exchanges : la menace ne vient plus seulement de failles protocolaires, mais d’attaques sophistiquées sur les interfaces utilisateur et les processus opérationnels. La sécurité crypto devient, selon les termes mêmes du FBI, un enjeu de souveraineté nationale.
Synthèse
En seize ans, Bitcoin est passé d’un fichier PDF de neuf pages à un actif géré par BlackRock, Fidelity et des dizaines de fonds souverains. Chacune de ces douze dates a ajouté une couche à ce qu’est réellement Bitcoin : protocole, monnaie, réserve de valeur, enjeu géopolitique et cible de guerre informatique étatique.
Les prochains jalons sont déjà visibles. Le quatrième halving d’avril 2024 a ramené la récompense à 3,125 BTC par bloc, poursuivant la courbe déflationniste programmée depuis 2009.
Les ETF spot ouvrent la voie à des ETF d’options et à des produits structurés sur Bitcoin dans les marchés réglementés. Plusieurs États évaluent activement des réserves stratégiques en Bitcoin, dans le sillage du débat lancé aux États-Unis en 2025. La coordination internationale sur la sécurité des exchanges, accélérée par le hack Bybit, pousse vers des standards de cybersécurité plus stricts pour les acteurs du secteur.
Une chose demeure constante depuis le Genesis Block : le protocole Bitcoin n’a jamais été interrompu, jamais modifié sans consensus, jamais censuré. Les prochaines dates qui s’inscriront dans cette chronologie dépendront moins du code que des décisions politiques, réglementaires et géopolitiques des États qui choisissent de l’ignorer ou de l’intégrer.
Qui est Satoshi Nakamoto, le créateur de Bitcoin ?
Satoshi Nakamoto est le pseudonyme de la personne (ou du groupe) qui a publié le whitepaper Bitcoin le 31 octobre 2008 et miné le Genesis Block le 3 janvier 2009. Son dernier message public date du 12 décembre 2010 sur le forum bitcointalk. Son identité réelle n’a jamais été prouvée. Hal Finney, Nick Szabo et Wei Dai ont tous été évoqués, sans qu’aucune preuve conclusive n’existe.
Combien de halvings Bitcoin y a-t-il eu à ce jour ?
Quatre halvings ont eu lieu depuis la création de Bitcoin : en novembre 2012 (50 à 25 BTC par bloc), en juillet 2016 (25 à 12,5 BTC), en mai 2020 (12,5 à 6,25 BTC) et en avril 2024 (6,25 à 3,125 BTC). Le prochain halving est attendu vers 2028. La récompense continuera de diminuer jusqu’à ce que les 21 millions de bitcoins soient entièrement minés, vers 2140.
Qu’est-il arrivé aux 850 000 BTC perdus lors de la faillite Mt.Gox ?
Sur les 850 000 BTC évaporés, environ 200 000 ont été retrouvés lors des procédures légales. Les remboursements aux créanciers ont commencé en 2024, dix ans après la faillite. Mark Karpelès, CEO de Mt.Gox, a été condamné en 2019 par le tribunal de Tokyo à deux ans et demi avec sursis pour falsification de données comptables, pas pour détournement direct. Pour aller plus loin, voir notre dossier sur les 7 plus grosses pertes de Bitcoin de l’histoire.
Les ETF spot Bitcoin sont-ils disponibles en Europe ?
En Europe, les régulateurs n’autorisent pas les ETF au sens américain sur un seul actif crypto. Des ETP (Exchange Traded Products) et ETN (Exchange Traded Notes) sur Bitcoin existent depuis plusieurs années sur des bourses comme Xetra (Allemagne) ou SIX (Suisse). L’approbation de la SEC en janvier 2024 concerne uniquement les marchés américains, mais elle a accéléré les discussions réglementaires européennes autour de MiCA et des produits d’investissement crypto.
El Salvador utilise-t-il toujours Bitcoin comme monnaie officielle ?
El Salvador a modifié sa loi fin 2024 : Bitcoin n’est plus une monnaie à cours légal obligatoire pour les commerçants. L’obligation d’accepter BTC en paiement a été supprimée. En revanche, l’État conserve ses réserves en Bitcoin et les transactions en BTC restent parfaitement légales sur le territoire. Le pays maintient son wallet Chivo et ses achats réguliers via DCA sur fonds publics.
Comment le hack Bybit de 2025 a-t-il été possible malgré le multisig ?
Les attaquants du Lazarus Group ont compromis l’interface utilisateur de Safe, le gestionnaire de multisig utilisé par Bybit, via une injection malveillante dans le front-end. Lors d’un transfert programmé d’un hot wallet vers un cold wallet, les signataires ont approuvé une transaction dont les paramètres avaient été modifiés à leur insu. 401 000 ETH ont ainsi été redirigés. L’attaque cible l’interface, pas le protocole : c’est une leçon majeure pour la sécurité opérationnelle de tous les exchanges.
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