Bitget figure depuis 2023 sur la liste noire de l’Autorité des marchés financiers, qui rappelle que la plateforme n’est pas autorisée à fournir des services sur actifs numériques en France (AMF, 2023). Bitget a définitivement fermé ses services aux résidents français le 31 mars 2026, avec transfert des actifs non retirés vers une plateforme tierce à partir du 8 avril 2026 : la plateforme refuse désormais tout nouveau KYC français et n’accueille plus aucun compte actif depuis la France. Cet avis documente l’historique du blocage, le déroulé de la fermeture et les alternatives CASP conformes au cadre MiCA, pour permettre à chacun de comprendre ce qui s’est passé et de sécuriser son patrimoine sans s’exposer au risque réglementaire personnel.

Au programme

  • Pourquoi Bitget est inaccessible aux résidents français et ce que cela implique juridiquement.
  • Historique du blocage AMF et déroulé de la fermeture des services en France le 31 mars 2026.
  • Le panorama produit, copy trading, futures 125x, catalogue 800+ actifs.
  • Le scandale ZachXBT autour de 480 millions de dollars de retraits liés à des allégations de manipulation de marché sur le token LAB.
  • Ce qu’il est advenu des fonds non retirés avant la fermeture et le transfert vers une plateforme tierce.
  • Les alternatives CASP MiCA-compliant pour reconstruire un setup français conforme.

Bitget n’est pas autorisée à fournir des services sur actifs numériques en France. La plateforme figure sur la liste noire publique de l’AMF, sans enregistrement PSAN ni agrément CASP au titre du règlement MiCA (AMF, 2026). Le démarchage commercial vers des résidents français était déjà proscrit, et la plateforme a depuis fermé purement et simplement ses services aux résidents français le 31 mars 2026.

Concrètement, trois réalités juridiques se superposent. D’abord, le démarchage par Bitget vers des Français est interdit depuis 2023, l’AMF ayant constaté que la plateforme proposait des services soumis à enregistrement obligatoire sans en disposer. Ensuite, l’utilisateur qui avait ouvert un compte malgré tout n’était pas pénalement sanctionné en France, mais perdait toute protection consommateur et tout recours juridictionnel domestique en cas de litige. Enfin, depuis l’entrée en application complète du règlement MiCA, opérer dans l’Union sans agrément CASP relève d’une activité non régulée, ce qui exclut le passport européen.

liste noire AMF

L’AMF rappelle régulièrement que la liste noire n’est pas exhaustive et qu’elle peut demander le blocage du site auprès des fournisseurs d’accès. Au 1er juillet 2026, cryptoactu.com observe que bitget.com reste accessible techniquement depuis la France en simple consultation, mais que l’ensemble des services (dépôt, retrait, ouverture de compte) est fermé aux résidents français depuis le 31 mars 2026.

Historique du blocage AMF

L’AMF a inscrit Bitget sur sa liste noire au cours de l’année 2023, dans le cadre d’un cycle d’avertissements visant les plateformes non enregistrées qui démarchaient activement le public français (AMF, 2023). Le motif est constant : Bitget proposait des services soumis à enregistrement PSAN obligatoire sans avoir déposé de demande auprès du régulateur français.

Chronologie publique

  1. Courant 2023 : ajout de Bitget à la liste noire AMF des prestataires non autorisés à fournir des services sur actifs numériques en France. Le communiqué AMF précise que la plateforme se réserve le droit de demander le blocage du site et conseille aux investisseurs de retirer leurs avoirs.
  2. 2024 : restriction des ouvertures de compte avec pièce d’identité française et adresse IP française. Les comptes existants entrent dans une phase de fonctionnement dégradé sur certains services dérivés.
  3. 31 mars 2026 : fermeture effective des services Bitget pour les résidents français, incluant spot, futures, copy trading, P2P et produits Earn. Bitget avait notifié au préalable les utilisateurs concernés par courriel avec un préavis et des consignes de retrait.
  4. 8 avril 2026 : transfert des actifs non retirés par les utilisateurs vers une plateforme tierce, selon les modalités communiquées par Bitget lors de la fermeture.

[CHART: timeline 2018-2026 fondation Bitget, blacklist AMF, MiCA, fermeture France]

2018FondationBitget2023BlacklistAMF2024Entrée MiCAstablecoins2026Fermetureservices FRSource : AMF, Bitget, Journal officiel UE
Frise chronologique des étapes clés Bitget et de son cadre réglementaire européen.

La trajectoire Bitget illustre la fin du modèle pan-européen sans agrément local. Avant MiCA, plusieurs exchanges opéraient en libre prestation indirecte depuis des juridictions tierces, tolérés tant qu’ils restaient discrets sur le marketing. L’AMF a verrouillé ce modèle dès 2023 par la liste noire, puis MiCA a achevé le verrouillage au niveau de l’Union. Les acteurs qui n’ont pas anticipé sortent du marché européen.

L’inscription de Bitget sur la liste noire AMF en 2023 sanctionne une absence d’enregistrement PSAN alors que des services réservés aux prestataires enregistrés étaient proposés à des résidents français (AMF, 2026). Le règlement MiCA, entré en application complète en 2024-2025, achève le verrouillage à l’échelle européenne.

Qu’est-ce que Bitget en 2026 ?

Bitget a été fondée en 2018 et opère via une structure basée aux Seychelles, avec une présence opérationnelle historique à Singapour et Hong Kong (Bitget, 2026). La société est dirigée par Gracy Chen, nommée CEO en mai 2024 en succession de Sandra Lou, fondatrice et figure publique de la marque. Bitget revendique entre 120 et 125 millions d’utilisateurs dans plus de 150 pays.

L’exchange se positionne sur trois lignes de produits principales. La première est le spot trading sur un catalogue étendu, qui inclut les majors comme Bitcoin, Ethereum et Solana, avec une grande profondeur sur les altcoins de mid et small cap. La deuxième est le trading de futures perpétuels et datés, avec un moteur de matching propriétaire et des leviers pouvant atteindre 125x. La troisième est le copy trading social, qui constitue le différenciant historique de la plateforme.

L’écosystème Bitget intègre par ailleurs un wallet auto-custody multi-chaînes, devenu filiale autonome en 2023 sous la marque Bitget Wallet, ainsi qu’une gamme de produits Earn (staking, dual investment, structured products) et un service P2P pour les dépôts fiat dans certaines juridictions.

Structure et gouvernance

La gouvernance financière de Bitget reste opaque. La société n’a pas d’IPO, n’a publié ni rapport annuel audité ni tour de table détaillé. Le sponsoring sportif avec Lionel Messi, signé en 2022 pour une durée initiale de deux ans puis reconduit au-delà de 2024, illustre une stratégie de notoriété pure dissociée de la transparence financière. Cet écart entre visibilité marketing et opacité comptable explique en partie la réticence des régulateurs européens.

Catalogue : 800+ actifs et altcoins exotiques

Bitget liste plus de 800 cryptomonnaies sur son marché spot, ce qui la place dans le quart supérieur des CEX mondiaux par largeur de catalogue (Bitget, 2026). Cette profondeur inclut les majors, un large éventail d’altcoins de capitalisation moyenne et de nombreuses small caps absentes des plateformes régulées européennes.

Cette largeur de catalogue est un avantage commercial historique, mais elle pose deux problèmes pour un investisseur français. D’une part, plusieurs tokens listés ne disposent pas du livre blanc crypto-actifs requis par MiCA pour être proposés en libre prestation dans l’Union, ce qui aurait imposé à Bitget des delistings significatifs en cas d’agrément européen. D’autre part, certaines paires Tier 3 affichent une liquidité concentrée sur Bitget elle-même, ce qui crée un risque d’exécution dégradée à la sortie.

La rédaction de cryptoactu.com a observé sur plusieurs altcoins listés exclusivement chez les CEX non européens des spreads supérieurs à 3 % au moment de la vente, là où la même paire affichait un spread inférieur à 0,5 % sur des plateformes régulées. La largeur de catalogue cache un coût de sortie qui n’apparaît pas dans la grille tarifaire affichée.

Stablecoins et MiCA

Le règlement MiCA impose depuis 2024 des contraintes strictes sur les stablecoins distribués dans l’Union, en exigeant qu’ils soient émis par une entité agréée EMT ou ART. Plusieurs stablecoins disponibles sur Bitget ne remplissent pas ces conditions et n’auraient pas pu rester listés sur une plateforme CASP française. C’est l’un des points sur lesquels la conformité MiCA aurait obligé Bitget à reconfigurer significativement son offre européenne.

Frais spot : 0,1 % par défaut

La grille spot de Bitget applique 0,1 % en maker comme en taker au niveau de base, ce qui la situe dans la moyenne basse du marché (Bitget, 2026). Cette tarification est compétitive face à Coinbase Advanced (0,4 % taker) et alignée sur Binance (0,1 % par défaut), mais elle ne constitue pas un avantage décisif face aux plateformes régulées européennes qui proposent désormais des tarifs comparables.

Type de frais Taux Bitget
Spot maker (niveau de base) 0,10 %
Spot taker (niveau de base) 0,10 %
Réduction token BGB jusqu’à 20 %
Dépôt crypto 0
Retrait crypto variable selon chaîne

Les utilisateurs détenant le token natif BGB bénéficient d’une réduction supplémentaire, et les volumes mensuels élevés débloquent des paliers VIP avec maker négatif sur les dérivés. Ces avantages restent réservés aux comptes ouverts dans des juridictions non restreintes et ne sont plus accessibles aux résidents français en phase de fermeture.

Bitget applique 0,1 % spot maker et taker au niveau de base, avec une réduction pouvant atteindre 20 % pour les détenteurs du token natif BGB (Bitget, 2026). Cette tarification est compétitive mais ne compense pas l’absence d’agrément CASP, qui constitue le critère bloquant pour un résident français en 2026.

Frais futures et leverage jusqu’à 125x

Sur les contrats à terme, Bitget pratique 0,02 % maker et 0,06 % taker au niveau de base, avec un levier maximum théorique de 125x sur Bitcoin et des paliers réduits sur les altcoins (Bitget, 2026). Cette grille agressive a fait la réputation de la plateforme auprès des traders haute fréquence et explique son volume notionnel quotidien, régulièrement dans le top 5 mondial.

Le moteur Bitget gère plus de 200 paires perpétuelles. Le système d’isolation margin permet de cloisonner le risque d’une position sans contaminer le wallet principal, fonctionnalité standard mais bien exécutée. L’absence d’audit indépendant continu sur la qualité du book et la profondeur réelle reste cependant un angle mort, plusieurs incidents passés ayant mis en lumière des distorsions ponctuelles sur des paires exotiques.

Frais taker base, spot et futures (%)0,000,100,200,30BitgetBinanceCoinbaseKrakenSpot takerFutures takerSources : grilles tarifaires officielles Bitget, Binance, Coinbase, Kraken (mai 2026)
Comparatif des frais taker spot et futures, niveau de base, parmi quatre plateformes mondiales.

L’attractivité tarifaire des futures Bitget n’est pas exploitable légalement par un résident français : l’AMF rappelle que ces produits sont soumis à enregistrement PSAN obligatoire, et le règlement MiCA encadre désormais les dérivés crypto au niveau de l’Union. Pour un investisseur français, l’arbitrage tarif contre conformité tourne à l’avantage des plateformes régulées européennes.

Copy trading Bitget : produit phare et limites

Le copy trading est historiquement le différenciant produit de Bitget, avec une interface mature classant les lead traders par retour sur investissement 30 jours, drawdown maximum, nombre de followers et taille moyenne de position. Le système reverse 10 % du profit du follower au lead trader, ce qui aligne partiellement les incitations sans corriger l’asymétrie de risque.

Cette asymétrie est structurelle : le lead trader gagne sur les bonnes performances mais ne perd rien sur les mauvaises, ce qui incite mécaniquement à des stratégies de variance élevée, type leverage agressif. Pour le follower, ce design implique une concentration des résultats sur un petit nombre de leads gagnants, alors que la majorité sous-performe un simple DCA Bitcoin sur la durée.

L’observation longitudinale des classements copy trading sur plusieurs CEX, dont Bitget, montre une rotation rapide des leads au top : un trader classé numéro 1 sur 30 jours sort fréquemment du top 100 dans les 90 jours suivants. Cette instabilité n’est pas spécifique à Bitget mais elle est aggravée par le mode de rémunération qui pénalise le risque conservateur. La promesse de revenu passif est rarement tenue dans la durée.

Alternatives régulées au copy trading

Pour un résident français en 2026, le copy trading crypto régulé existe quasi exclusivement chez eToro, PSAN auprès de l’AMF et titulaire d’un agrément CASP MiCA. Les frais sont plus élevés, avec un spread crypto significatif, mais le service est éligible au démarchage en France et bénéficie des garanties consommateur européennes.

Sécurité : Proof of Reserves mensuel et incidents passés

Bitget revendique plus de 95 % des fonds clients en cold storage et publie des attestations Merkle Tree à cadence mensuelle, avec 42 mois consécutifs de publication au 23 juin 2026 et un ratio de réserve d’environ 127 % (Bitget, 2026). Cette cadence mensuelle est plus fréquente que celle de plusieurs concurrents qui publient leurs attestations sur une base trimestrielle, ce que Bitget met en avant comme un avantage compétitif en matière de transparence.

Plusieurs incidents passés sont documentés. En avril 2024, un épisode de manipulation de marché sur le token VOXEL, un perpétuel peu liquide, a entraîné la suspension du contrat. Bitget a évalué le profit issu de cette manipulation à environ 20 millions de dollars, engagé des poursuites légales contre 8 comptes impliqués et proposé un remboursement à 100 % des utilisateurs affectés via airdrop. Au-delà de cet épisode médiatisé, des suspicions récurrentes de wash trading sur certaines paires Tier 3 alimentent la défiance des analystes on-chain.

Cadre KYC

Le KYC Bitget est standard sur le marché : passeport ou carte d’identité, selfie vidéo, justificatif de domicile pour les niveaux supérieurs. Depuis la mise en application de la blacklist AMF, le KYC français était bloqué pour les nouveaux comptes, et les comptes existants devaient prouver leur résidence non française pour rester actifs, avant la fermeture complète du 31 mars 2026. Cette exigence a posé un problème pratique pour les expatriés revenus en France, qui devaient demander une fermeture ordonnée pour éviter un gel automatique.

Le scandale ZachXBT et les 480 millions de dollars allégués

L’enquêteur on-chain ZachXBT, l’une des références publiques en matière d’analyse blockchain et de détection de fraudes, a publiquement mis en cause Bitget dans une série d’allégations dites du « cartel des CEX chinois », portant sur des retraits massifs évalués à environ 480,33 millions de dollars, soit 100 millions de tokens LAB, liés à des soupçons de manipulation de marché et de pump-and-dump sur ce token, visant notamment un dirigeant nommé Shawn Liu (ZachXBT, posts publics 2025-2026). Bitget conteste les allégations et invoque la coopération avec les forces de l’ordre dans plusieurs juridictions.

Sans préjuger du fond, ce dossier a deux conséquences pour un investisseur. Premièrement, il pèse sur la réputation de la plateforme dans les milieux d’analyse on-chain, où ZachXBT dispose d’une crédibilité construite sur des enquêtes vérifiées par les autorités judiciaires américaines et européennes. Deuxièmement, il alimente le faisceau d’indices qui a probablement contribué à la prudence des régulateurs européens à l’égard de Bitget et à son absence d’agrément CASP MiCA.

La rédaction de cryptoactu.com a recensé, sur la période 2024-2026, au moins quatre dossiers publics dans lesquels ZachXBT a explicitement nommé Bitget parmi les plateformes utilisées pour mouvoir des fonds frauduleux, contre une moyenne d’un à deux dossiers comparables pour les CEX titulaires d’agréments occidentaux sur la même période. Cet écart de fréquence ne préjuge pas de la responsabilité juridique, mais il établit un différentiel de profil de risque opérationnel.

investigations on-chain

Pourquoi Bitget n’a pas demandé d’agrément CASP MiCA

L’absence de Bitget des registres CASP nationaux européens découle d’un arbitrage stratégique. L’agrément MiCA exige une présence physique réelle dans l’Union, un dirigeant effectif résident, des fonds propres calibrés, un programme de conformité audité, une séparation stricte des fonds clients et un système de gestion des risques documenté (Règlement UE 2023/1114, 2023). Pour une structure logée aux Seychelles avec un mode de gouvernance opaque, le coût d’adaptation est considérable.

Bitget a privilégié une approche d’enregistrements DASP nationaux dans plusieurs juridictions européennes périphériques, dont l’Italie, la Pologne, la Lituanie, la Bulgarie et la République tchèque, dans le cadre des anciens régimes pré-MiCA. Cette stratégie ne donne pas accès au passport européen MiCA et ne couvre pas la France, où le régulateur a verrouillé l’accès par la blacklist dès 2023.

Conséquence pour les Français

À l’expiration de la période transitoire MiCA, tout exchange opérant dans l’Union doit disposer d’un agrément CASP délivré par une autorité européenne, avec passport vers les autres États membres (AMF, 2026). Bitget n’entre pas dans ce cadre et sa fermeture France n’est pas un événement isolé : c’est l’aboutissement logique de son positionnement réglementaire.

Fermeture France : ce qui s’est passé et le sort des fonds non retirés

La fermeture des services Bitget aux résidents français a eu lieu le 31 mars 2026. La plateforme avait notifié au préalable les utilisateurs concernés par courriel, avec un préavis et des consignes de retrait. Les comptes n’ayant pas procédé au retrait de leurs avoirs avant cette date ont vu leurs actifs transférés vers une plateforme tierce à partir du 8 avril 2026, selon les modalités communiquées par Bitget.

Déroulé de la fermeture

  1. Avant le 31 mars 2026 : les utilisateurs disposant d’un solde ont été invités à procéder à un inventaire complet (positions futures ouvertes, copy trading actif, staking lock, P2P en escrow, soldes earn dual investment) puis à clôturer leurs positions et retirer leurs fonds.
  2. 31 mars 2026 : fermeture effective de l’ensemble des services aux résidents français, spot, futures, copy trading, P2P et produits Earn inclus.
  3. 8 avril 2026 : transfert automatique des actifs non retirés vers une plateforme tierce désignée par Bitget.

Pour un ancien utilisateur dont les fonds ont été transférés le 8 avril 2026, la priorité est désormais de retrouver la trace de ce transfert via l’historique d’emails Bitget, d’identifier la plateforme tierce destinataire et d’y engager les démarches KYC nécessaires pour reprendre le contrôle de ses actifs, avant d’organiser un retrait vers un CASP MiCA français ou une self-custody sur portefeuille matériel. La conservation des justificatifs (captures d’écran du solde avant fermeture, emails de notification, hash des transactions de transfert) reste indispensable pour la déclaration fiscale annuelle et en cas de litige.

[CHART: comparatif risque résident français Bitget vs CASP MiCA]

Pour un ancien utilisateur français dont les fonds ont été transférés vers la plateforme tierce le 8 avril 2026, la procédure recommandée combine identification rapide de la destination du transfert, KYC auprès de cette plateforme, puis retrait chaîne par chaîne vers un CASP MiCA français et conservation systématique des justificatifs (AMF, 2026).

Alternatives CASP MiCA-compliant pour les Français

Pour reconstruire un setup d’exchange conforme en France, l’investisseur dispose d’un éventail de plateformes titulaires d’un agrément CASP MiCA et inscrites au registre PSAN auprès de l’AMF. Le choix dépend du profil d’usage : achat simple, DCA régulier, trading actif ou copy trading.

Profil Alternative principale Statut FR Atout
Achat simple, DCA Coinhouse PSAN AMF, CASP MiCA Acteur français historique, support FR
Catalogue large Binance (entité européenne agréée) CASP via filiale UE Profondeur de marché élevée
Copy trading régulé eToro PSAN AMF, CASP MiCA Seule offre copy crypto régulée
Approche passive Trade Republic Banque allemande agréée Intégration banque/courtage
Cryptos et métaux Bitpanda CASP MiCA, agrément BaFin/FMA Catalogue diversifié

comparatif exchanges

Pour la composante outil d’analyse, cryptoactu.com met à disposition une heatmap des principales cryptomonnaies, un convertisseur crypto-euro et un indicateur Fear and Greed qui peuvent compléter un setup d’investisseur sans dépendre d’une seule plateforme d’exécution.

Fiscalité française des gains Bitget historiques

Pour un résident fiscal français, les plus-values de cession d’actifs numériques réalisées via Bitget restent soumises au prélèvement forfaitaire unique de 30 %, qui inclut l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux (DGFiP, 2026). L’impossibilité légale d’utiliser la plateforme en France ne supprime pas l’obligation déclarative pour les gains réalisés.

Trois obligations restent à honorer pour la déclaration au titre des revenus 2025 puis 2026. D’abord, la déclaration des comptes détenus à l’étranger via le formulaire 3916-bis, applicable à tout compte ouvert auprès d’une plateforme d’actifs numériques étrangère, même fermé en cours d’année. Ensuite, la déclaration des plus-values nettes via le formulaire 2086, en cumulant l’ensemble des cessions de l’année. Enfin, la conservation des justificatifs de prix d’acquisition et de cession, indispensables en cas de contrôle.

Plusieurs contribuables qui ont fermé leur compte Bitget en 2024-2025 ont rapporté à la rédaction de cryptoactu.com avoir reçu une demande d’éclaircissement de la DGFiP sur l’origine de leurs versements crypto sur un nouveau CASP français, traçables via l’IFU. La conservation des historiques Bitget, malgré la fermeture du compte, s’est révélée déterminante pour répondre dans les délais.

Avertissement

Questions fréquentes

Bitget n’est pas autorisée à fournir des services sur actifs numériques en France et figure sur la liste noire de l’AMF depuis 2023 (AMF, 2026). La plateforme n’est pas enregistrée PSAN et ne dispose pas d’un agrément CASP MiCA. Les ouvertures de compte avec pièce d’identité française étaient déjà bloquées, et l’ensemble des services aux résidents français a fermé le 31 mars 2026.

Que risque un Français qui utilise Bitget via VPN ?

L’utilisateur final n’encourt pas de sanction pénale en France, mais il perd toute protection consommateur et tout recours juridictionnel domestique en cas de litige. Le contournement géographique viole les conditions générales Bitget, ce qui peut entraîner le gel du compte et le rejet d’un retrait, sans recours utile. Cette pratique cumule un risque opérationnel élevé et une exposition fiscale non couverte par l’IFU.

Que sont devenus mes fonds Bitget après la fermeture France ?

Bitget a fermé ses services aux résidents français le 31 mars 2026. Les comptes n’ayant pas retiré leurs avoirs avant cette date ont vu leurs actifs transférés vers une plateforme tierce à partir du 8 avril 2026. Pour un ancien utilisateur concerné, la démarche consiste à retrouver la notification de transfert dans ses emails, effectuer le KYC requis auprès de la plateforme tierce désignée, puis retirer ses fonds vers un CASP MiCA français ou une self-custody sur portefeuille matériel, en conservant tous les justificatifs.

Bitget vs Binance vs OKX en termes de risque réglementaire ?

Binance dispose d’agréments européens via une filiale UE et reste accessible aux Français dans ce cadre. OKX a obtenu plusieurs enregistrements européens et travaille sa conformité MiCA. Bitget est le seul des trois sur la liste noire AMF, sans agrément européen significatif. Le profil de risque réglementaire est donc différencié et joue clairement en défaveur de Bitget pour un résident français.

Quelle alternative CASP MiCA équivalente à Bitget ?

Aucune plateforme régulée n’offre exactement le même mix copy trading et futures à très fort levier. Pour le copy trading, eToro est la seule option régulée crédible. Pour le catalogue large et le spot, Coinhouse, Bitpanda et Binance entité UE couvrent l’essentiel du besoin. Pour les futures, le marché européen post-MiCA reste très contraint et exclut les leviers extrêmes.

Le copy trading Bitget est-il fiable ?

Le copy trading Bitget est mature techniquement, mais le modèle de rémunération crée une asymétrie d’incitation qui pousse les lead traders vers la variance élevée. La rotation des classements est rapide et la majorité des followers sous-performe un simple DCA Bitcoin sur la durée. La fiabilité du produit n’est pas en cause, le rendement attendu pour le follower l’est. Pour un résident français, la question est moot puisque le service est fermé.

Bitget a-t-il un Proof of Reserves régulier ?

Oui. Bitget publie des attestations Merkle Tree à cadence mensuelle, avec 42 mois consécutifs de publication au 23 juin 2026 et un ratio de réserve d’environ 127 % (Bitget, 2026). Cette fréquence mensuelle est plus élevée que celle de plusieurs concurrents qui publient à intervalle trimestriel. Cette cadence ne compense toutefois pas l’absence d’agrément CASP MiCA, qui reste le critère bloquant pour un résident français.

Quelle fiscalité pour mes gains Bitget historiques ?

Les plus-values de cession d’actifs numériques sont soumises au prélèvement forfaitaire unique de 30 % pour un résident fiscal français (DGFiP, 2026). L’obligation déclarative subsiste même après fermeture du compte, via les formulaires 3916-bis (compte à l’étranger) et 2086 (plus-values). La conservation des historiques Bitget est indispensable pour justifier les prix d’acquisition en cas de contrôle.

Conclusion

Bitget en 2026 n’est plus une option accessible pour un résident français. La plateforme figure sur la liste noire AMF depuis 2023, ne dispose pas d’agrément CASP MiCA et a fermé ses services aux Français le 31 mars 2026, avec transfert des fonds non retirés vers une plateforme tierce dès le 8 avril 2026. La largeur de son catalogue, ses frais futures compétitifs et la maturité de son copy trading n’ont pas compensé l’absence de cadre juridique européen, l’opacité de sa gouvernance et les questions soulevées par les enquêteurs on-chain sur la qualité de ses contrôles anti-blanchiment.

Pour un ancien détenteur de compte Bitget dont les fonds ont été transférés vers la plateforme tierce, la priorité est de retrouver la trace de ce transfert et d’engager le KYC nécessaire pour reprendre le contrôle de ses actifs. La reconstruction du setup doit privilégier les plateformes CASP MiCA inscrites au registre PSAN auprès de l’AMF : Coinhouse, Bitpanda, Binance entité UE, Trade Republic ou eToro selon le profil d’usage. La discipline déclarative reste due au titre des revenus 2025 et 2026, indépendamment de la fermeture de la plateforme. L’avis d’un conseiller en investissement agréé par l’AMF est recommandé pour toute opération significative.

prochain article logique

Sources

Sources

Nous ajouter à vos sources préférées sur Google