Le 13 juillet, SBI Holdings (214 milliards de dollars d’actifs sous gestion) et Solana Foundation ont scellé un partenariat stratégique pour créer un marché financier on-chain piloté depuis le Japon. L’objectif : déployer un stablecoin en yen et des actifs réels (RWA) tokenisés sur Solana, avec l’appui de Sumitomo Mitsui Financial Group (SMFG), l’une des trois méga-banques japonaises.
Ce rapprochement s’articule autour de SBI R3 Japan, une coentreprise qui sera rebaptisée SBI Solana Global. Solana Foundation y prend une participation, aux côtés de SBI et SMFG. La feuille de route couvre le stablecoin yen (JPYSC), la tokenisation d’obligations d’entreprise et de parts de fonds, l’infrastructure de paiement transfrontalier et les services on-chain institutionnels.
| Composant | Détail |
|---|---|
| Stablecoin | JPYSC, émis en juin, premier stablecoin yen garanti par une banque fiduciaire |
| Prêt stablecoin | Lancement le 16 juillet, rendement annuel de 3 %, durée fixe de 12 semaines |
| RWA ciblés | Obligations d’entreprise, billets de trésorerie, fonds, immobilier |
| Réseau | Solana, pour la rapidité et les faibles coûts de transaction |
Pourquoi SBI mise-t-il sur un stablecoin yen ?
SBI a lancé JPYSC il y a moins d’un mois comme premier stablecoin adossé au yen garanti par une banque fiduciaire nippone. Le groupe table sur des coûts de transaction réduits et une adoption tant retail qu’institutionnelle. Dès le 16 juillet, SBI VC Trade ouvre les inscriptions à un produit de prêt à 3 % de rendement annuel sur 12 semaines. Un porte-parole a confié : « Dans l’espace on-chain, notre objectif est de fournir une gamme complète de fonctions : des exchanges à la tokenisation d’actifs en passant par les plateformes de marché. »
La dynamique stablecoin nippone s’accélère. La chaîne de supérettes Lawson teste le paiement en JPYC dans l’un de ses magasins, tandis que les trois méga-banques : MUFG, SMBC et Mizuho : prévoient des transactions commerciales en direct avec leur propre stablecoin durant l’exercice fiscal 2026. Un alignement qui rappelle l’initiative de 37 banques derrière le stablecoin euro Qivalis, mais cette fois orchestré autour d’une seule blockchain.
Comment Solana s’impose-t-elle comme infrastructure de référence ?
Le choix de Solana n’a rien d’anodin. La blockchain traite jusqu’à 65 000 transactions par seconde avec des frais inférieurs à 0,01 $, des atouts déterminants pour les règlements institutionnels. La fondation injecte du capital dans SBI Solana Global et apporte son infrastructure technique pour soutenir l’émission du JPYSC, le paiement transfrontalier et les services financiers destinés aux agents IA. Ce positionnement consolide la place de Solana dans la finance traditionnelle japonaise, après l’accord Solana-Google Cloud pour le portail de paiement IA Pay.sh.
SBI avance tous azimuts sur la chaîne. Le groupe a investi seul les 125 millions de dollars du tour de table de Gauntlet la semaine dernière, réglé 76 millions pour EDX Markets, et injecté près de 289 millions dans l’acquisition de l’exchange japonais Bitbank en juin. Une stratégie d’intégration verticale qui couvre désormais l’échange, l’analyse de risque, et la tokenisation.
Quels bénéfices concrets pour les utilisateurs ?
L’écosystème JPYSC sur Solana cible trois usages : le rendement passif via le prêt à 3 % (accessible dès le 16 juillet), la tokenisation d’actifs réels pour les institutionnels, et les paiements transfrontaliers à bas coût. L’implication de SMFG, un pilier bancaire aux côtés de MUFG et Mizuho, garantit la compatibilité réglementaire et la liquidité en yens. Les détenteurs pourront prêter leurs JPYSC sur SBI VC Trade et recevoir leurs intérêts en stablecoins, une mécanique proche du prêt P2P sur Jupiter Offerbook, mais avec la garantie d’une banque fiduciaire japonaise.
Lecture CryptoActu Le partenariat SBI-Solana valide une thèse de fond : la bataille des stablecoins ne se joue plus uniquement sur le dollar. Le yen, troisième monnaie de réserve mondiale, entre dans l’arène on-chain avec l’aval des méga-banques nippones. Un scénario qui rappelle l’échec de l’UST de Terra : cette fois, l’actif ne repose pas sur un algorithme, mais sur une garantie fiduciaire complète.
À retenir
SBI Holdings et Solana Foundation posent les fondations du premier marché on-chain japonais multi-actifs. L’arrivée du stablecoin yen sur Solana, adossé à SMFG, pourrait déclencher une adoption massive des RWA tokenisés à Tokyo. La prochaine échéance : l’ouverture du prêt JPYSC le 16 juillet, puis le déploiement progressif des actifs RWA : obligations, immobilier, fonds : dans le courant du second semestre 2026.
Sources
-
GUIDESQu'est-ce qu'Anthropic ?