La difficulté de minage du Bitcoin a reculé de 1,31 % lors de l’ajustement au bloc 963 648, selon Mempool.space. L’indicateur s’établit à 125,81 billions, soit 0,7 % au-dessus de son plancher de 2026, fixé à 124,93 billions le 13 juin. Le réseau a parallèlement perdu environ 150 EH/s de puissance depuis janvier. Les mineurs les moins rentables débranchent.

La difficulté de minage Bitcoin a reculé de 1,31 % au bloc 963 648, atteignant 125,81 billions. Elle se trouve désormais à 0,7 % de son plus bas niveau de 2026, 124,93 billions, après avoir perdu 150 EH/s de puissance de calcul depuis janvier. Dix baisses contre sept hausses depuis le début de l’année témoignent d’une érosion continue du hashrate. Ce repli s’explique par un cours du BTC encore loin de son record, qui rend les machines anciennes déficitaires.

Pourquoi la difficulté de minage recule-t-elle encore ?

La difficulté chute parce que la puissance de calcul quitte le réseau. Le dernier ajustement de -1,31 % fait suite à une hausse timide de 0,99 % au bloc 961 632. Depuis le 8 janvier, l’indicateur est passé de 148,25 billions à 125,81 billions, une baisse cumulée de 15,1 % selon CoinWarz. Le retrait massif des mineurs résulte d’un cours du BTC déprimé qui comprime les marges.

Dix baisses contre sept hausses depuis janvier, aucune reprise n’a tenu plus de deux semaines. La difficulté de minage est un mécanisme régulateur : quand le hashrate baisse, le protocole réduit l’effort requis pour maintenir un bloc toutes les dix minutes. Cette correction protège le réseau, elle ne signale pas une dynamique haussière. Une chute de difficulté de 10 % s’est déjà produite lors de crises antérieures, mais l’érosion actuelle est plus lente et continue.

Quelle puissance de calcul le réseau a-t-il perdue ?

Environ 150 EH/s ont quitté le réseau Bitcoin depuis janvier selon les données de Blockchain.com. Le hashrate évolue bien en deçà de son record historique. Chaque exahash perdu correspond à des machines débranchées, principalement des ASIC de génération antérieure devenus non rentables face au coût de l’électricité.

Ce phénomène a déjà eu lieu : en 2021, les mineurs chinois ont débranché en masse après les restrictions énergétiques de Pékin. Aujourd’hui, le coût de production dépasse 76 000 $ pour de nombreux opérateurs, selon MacroMicro. Avec un BTC environ 39 % sous son sommet de 126 000 $ d’octobre 2025, la pression sur les marges persiste. Les opérateurs endettés n’ont d’autre issue que de couper, comme lors de la faillite de Core Scientific durant le précédent cycle baissier.

Le prochain ajustement peut-il inverser la tendance ?

Un retournement dépendra du cours dans les prochains jours. L’écart avec le sommet historique s’est réduit, passant de 50 % à 38,8 %, ce qui a soutenu les revenus des mineurs ces dernières semaines. Si cette dynamique se confirme, une partie des 150 EH/s mis en veille pourrait se reconnecter rapidement, réduisant alors l’avantage de la difficulté basse.

Le contexte reste fragile. Bitcoin demeure 39 % sous son record et les marges restent exposées aux variations du marché. Le prochain ajustement, dans environ deux semaines, mesurera la solidité de ce répit. Les opérateurs qui valorisent l’énergie perdue, comme les mineurs français utilisant l’hydroélectricité, sont mieux positionnés pour traverser ce cycle. Les institutionnels achètent d’ailleurs la chute selon Coinbase, ce qui indique que le creux actuel peut être perçu comme une opportunité de positionnement à moindre coût.

Coût de production Bitcoin vs prix de marché Le coût de production moyen du Bitcoin atteint 76 000 dollars, un niveau supérieur au prix de marché actuel pour de nombreux mineurs. 76 000 $ Coût de production moyen Pour de nombreux opérateurs miniers Sources : MacroMicro, 2026

À retenir

La difficulté de minage Bitcoin chute à 125,81 billions, à 0,7 % de son plancher annuel de 124,93 billions. Le réseau a perdu 150 EH/s depuis janvier, signe d’un repli des mineurs face à un cours encore 39 % sous son record. Le prochain ajustement dira si cette tendance se stabilise ou si le plancher sera enfoncé. Un rebond du BTC pourrait ramener la puissance inactive, mais une stagnation prolongée accentuerait la pression sur les opérateurs les moins efficaces.

Questions fréquentes

Que mesure précisément la difficulté de minage du Bitcoin ?

La difficulté mesure l’effort requis pour valider un bloc sur le réseau Bitcoin. Ajustée tous les 2 016 blocs, elle maintient un rythme d’environ dix minutes entre chaque bloc. À 125,81 billions, l’indicateur est 15,1 % sous son niveau de janvier, ce qui reflète une moindre puissance de calcul active.

Pourquoi les mineurs débranchent-ils leurs machines ?

Les marges s’amenuisent quand le cours baisse. Avec un coût de production souvent supérieur à 76 000 $ et un BTC environ 39 % sous son record de 126 000 $, les unités anciennes deviennent non rentables. Débrancher réduit les pertes et explique les 150 EH/s perdus depuis janvier selon Blockchain.com.

La baisse de difficulté est-elle une bonne nouvelle pour les mineurs actifs ?

Oui à court terme. Chaque baisse augmente mécaniquement la probabilité de valider des blocs pour ceux qui restent en ligne. Les revenus par machine s’améliorent tant que le cours ne chute pas davantage. Cela peut attirer un retour partiel des puissances mises en veille.

Comment suivre l’évolution de la difficulté de minage ?

Des explorateurs comme Mempool.space ou CoinWarz publient les ajustements en temps réel. La difficulté se met à jour automatiquement tous les 2 016 blocs, soit environ toutes les deux semaines, en fonction de la puissance de calcul active sur le réseau. Ces outils permettent d’anticiper les tendances du hashrate et la santé économique du minage.

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