Kalshi a triplé ses revenus annualisés pour atteindre 2 milliards de dollars, selon les informations disponibles à ce stade. La plateforme de marchés de prédiction mènerait en parallèle des discussions préliminaires avec des banques d’investissement en vue d’une éventuelle introduction en bourse.
En bref
La montée en puissance de Kalshi est rapide : revenus annualisés triplés, expansion au Canada, lancement de produits crypto et désormais des discussions IPO avec des banques. La question n’est plus de savoir si Kalshi s’installe durablement dans le paysage financier, mais à quelle vitesse.
Comment Kalshi a-t-il triplé ses revenus en si peu de temps ?
La progression de la plateforme tient à plusieurs facteurs cumulatifs. Kalshi a levé 1 milliard de dollars à une valorisation de 22 milliards en 2025, une opération qui lui a donné les moyens d’accélérer son développement produit et sa présence géographique.
La société a depuis étendu ses activités au Canada et lancé une gamme de produits crypto, deux axes qui ont contribué à l’envolée des volumes. À titre de comparaison, Kalshi avait généré 5,5 milliards de dollars en 2 semaines sur ses contrats perpétuels à la faveur d’un pic d’activité, illustrant la volatilité mais aussi la profondeur potentielle de ses marchés.
La dynamique autour des événements politiques et économiques majeurs - élections, décisions de banques centrales, mouvements de taux - reste le principal moteur de liquidité. Kalshi se positionne comme une infrastructure financière réglementée, distincte des plateformes de paris non encadrées.
Pourquoi une IPO maintenant ?
Les discussions avec des banques d’investissement en sont à un stade préliminaire. Aucun calendrier officiel ni banque mandatée n’est connu à ce stade. Mais la logique d’une introduction en bourse est lisible : une valorisation de 22 milliards de dollars appelle une liquidité pour les investisseurs existants, et une cotation publique renforcerait la crédibilité institutionnelle de la plateforme.
Kalshi avait déjà positionné sa cofondatrice au rang de milliardaire à 29 ans grâce à la dernière levée de fonds. Une IPO permettrait à la fois de cristalliser cette valorisation et d’accéder à un capital public pour financer la prochaine phase d’expansion internationale.
Le terrain réglementaire s’est assaini pour la société : après avoir attaqué le Minnesota pour interdire sa loi restrictive sur les prédictions, Kalshi a progressivement sécurisé son cadre opérationnel aux États-Unis sous supervision de la CFTC. Une cotation publique s’inscrirait dans cette logique de légitimation.
Quelle menace pour Polymarket ?
Le marché des prédictions en ligne connaît une consolidation rapide. Kalshi et Polymarket, tous deux visés par une enquête du Congrès américain fin 2025, ont néanmoins continué leur expansion malgré la pression politique.
Kalshi présente un avantage structurel sur son rival : la régulation CFTC. Là où Polymarket opère dans des zones grises selon les juridictions, Kalshi peut approcher les clients institutionnels et les brokers traditionnels avec un cadre légal clair. Le lancement d’un terminal Bloomberg dédié aux marchés de prédiction en 2025 illustrait déjà cette ambition de capter une clientèle professionnelle.
À 2 milliards de dollars de revenus annualisés, Kalshi entre dans une catégorie où une IPO n’est plus un horizon lointain mais une étape logique de financement.
Lecture CryptoActu Kalshi incarne une thèse rarement portée aussi loin : les marchés de prédiction comme infrastructure financière grand public et institutionnelle, pas comme niche spéculative. Un triple des revenus en un an, une expansion géographique et des discussions IPO forment un narratif cohérent. La vraie question porte sur la valorisation : à 22 milliards, le marché attend que les 2 Md$ annualisés se confirment sur plusieurs trimestres avant de coter.
À retenir
Kalshi a triplé ses revenus annualisés à 2 milliards de dollars et engagé des discussions préliminaires avec des banques pour une IPO potentielle. L’expansion au Canada et les produits crypto renforcent la trajectoire. À surveiller : un éventuel mandat officiel confié à une banque d’investissement, qui signerait l’entrée en phase concrète du processus de cotation.
Sources
-
HACKS & SÉCURITÉPamStealer vole mots de passe, keychains et wallets crypto
-
HACKS & SÉCURITÉStep Finance : un hack de 21,4 M$ blanchis via Tornado Cash