Kalshi vient de boucler 1 milliard de dollars en série F, selon le New York Times. La plateforme de marchés de prédiction est valorisée à 22 milliards de dollars post-money, Coatue Management en tête de tour. C’est la troisième levée en sept mois, et la valorisation a doublé à chaque round. Un rythme rare, même dans la tech.

Une valorisation qui double à chaque tour en sept mois

Kalshi affichait une valorisation bien inférieure il y a moins d’un an. Le round de décembre 2025 avait déjà propulsé les co-fondateurs Tarek Mansour et Luana Lopes Lara au rang de milliardaires sur le papier, d’après PANews. La série F porte cette dynamique encore plus loin : 22 milliards de dollars pour une plateforme née il y a quelques années à peine.

3 levées en 7 mois avec doublement de valorisation. C’est rare. Ce rythme signale une demande institutionnelle très forte, pas un simple effet de mode passager. Les fonds entrants ne parient pas sur une idée : ils parient sur une infrastructure déjà rentable.

Les marchés de prédiction intéressent désormais les grands fonds institutionnels qui avaient auparavant financé les ETF Bitcoin spot. La convergence entre finance réglementée et data-driven betting explique une partie de cet appétit.

Quels chiffres d’activité justifient 22 milliards de valorisation ?

PANews rapporte des métriques concrètes. Kalshi revendique environ 2 millions d’utilisateurs actifs mensuels et un volume de transactions annualisé de 178 milliards de dollars, en hausse de plus de 200 % sur six mois. Le chiffre d’affaires annualisé dépasserait 1,5 milliard de dollars.

Ces chiffres positionnent Kalshi bien au-delà d’une plateforme de niche. Plusieurs exchanges crypto de taille intermédiaire traitent des volumes comparables. La plateforme cible désormais un partenariat avec de grandes institutions financières pour accélérer sa distribution.

« Il s’agit de la troisième levée de fonds de la société en sept mois, chaque valorisation ayant approximativement doublé à chaque round. »

  • New York Times, 7 mai 2026 (traduit de l’anglais)

Pourquoi Kalshi reste sous pression réglementaire malgré ce succès ?

La croissance ne se fait pas sans turbulences. PANews signale des procédures judiciaires engagées par plusieurs États américains, principalement sur les contrats liés aux paris sportifs. Des questions sur d’éventuels délits d’initié circulent dans les discussions sectorielles.

Kalshi est régulée par la CFTC au niveau fédéral depuis 2023. Cette position différenciée est sans doute l’un des facteurs qui attirent les capitaux institutionnels malgré les contentieux en cours. Polymarket, concurrent direct, n’a pas encore obtenu ce statut fédéral. La conformité reste un prérequis pour attirer les capitaux des grandes institutions, comme l’ont démontré les ETF Bitcoin avant leur approbation.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que Kalshi et comment fonctionne la plateforme ?

Kalshi est une plateforme de marchés de prédiction régulée par la CFTC depuis 2023. Les utilisateurs parient sur des événements réels (élections, données économiques, sports). Elle revendique 2 millions d’utilisateurs actifs mensuels et un volume annualisé de 178 milliards de dollars selon PANews.

Qui a investi dans la série F de Kalshi à 22 milliards de dollars ?

Coatue Management a mené le tour de table de la série F d’1 milliard de dollars. C’est la troisième levée de Kalshi en sept mois. Chaque valorisation a approximativement doublé à chaque round, selon le New York Times en mai 2026.

Pourquoi Kalshi fait-elle face à des poursuites dans certains États américains ?

Plusieurs États ont engagé des procédures judiciaires, principalement sur les contrats liés aux paris sportifs. Des questions sur d’éventuels délits d’initié circulent également. La régulation crypto aux États-Unis reste fragmentée entre niveaux fédéral et étatique, créant des zones de friction même pour les acteurs agréés par la CFTC.

À retenir

Kalshi confirme que les marchés de prédiction sont devenus un segment financier sérieux. La série F à 22 milliards signale un intérêt institutionnel durable. L’issue des contentieux dans les États récalcitrants déterminera la vitesse d’expansion prévue avec les grandes banques partenaires.

Sources