François Garcin, l’architecte de l’implantation de MARA Holdings (ex-Marathon Digital) en France, réclame plus de 11 millions d’euros au géant américain du minage de Bitcoin devant le tribunal fédéral de New York, selon des documents judiciaires consultés par Wu Blockchain. La plainte de 40 pages, déposée le 25 juillet 2026, expose les coulisses du rachat d’Exaion, filiale d’EDF, et accuse le mineur d’avoir sciemment omis de mentionner son activité de minage dans ses communications publiques.
L’ex-responsable France de MARA réclame 11 millions d’euros d’honoraires impayés après une rupture de contrat brutale en mars 2026. Les pièces du dossier judiciaire détaillent une campagne de lobbying inédite, impliquant d’anciens patrons du CAC40 et une rencontre avec François Hollande. Une procédure parallèle soutient que le minage de Bitcoin était l’objectif réel du rachat d’Exaion, en contradiction avec la communication officielle de MARA axée sur l’intelligence artificielle.
| Acteur | Rôle dans l’affaire | Montant / Enjeu |
|---|---|---|
| François Garcin | Ex-responsable France, plaignant | 11 M€ réclamés |
| MARA Holdings | Géant américain du minage Bitcoin, défendeur | Rachat d’Exaion (filiale EDF) |
| Gérard Mestrallet | Ancien PDG d’Engie, recruté comme conseiller | Lobbying en France |
| Procédure parallèle (USA) | Accuse MARA d’avoir caché son projet de minage | Dissimulation présumée |
Quel est précisément l’objet de la plainte déposée contre MARA à New York ?
François Garcin réclame le paiement d’honoraires et de commissions à hauteur de 11 millions d’euros, que MARA Holdings aurait refusé de régler après avoir rompu son contrat sans justification. La séparation est intervenue début mars 2026, soit quelques jours seulement après l’obtention, fin février, de l’approbation conditionnelle du gouvernement français pour l’opération Exaion.
La plainte, strictement contractuelle, met en lumière la mécanique d’influence déployée pour sécuriser l’acquisition. Elle intervient alors que le coût de production du Bitcoin a dépassé 76 000 $ par unité, rendant la viabilité économique de telles expansions dépendante d’un accès à une énergie compétitive. Pour mémoire, le minage de Bitcoin en France est souvent présenté comme une solution de valorisation d’énergie excédentaire, un argument régulièrement avancé pour apaiser les réticences des pouvoirs publics.
Le projet de minage Bitcoin a-t-il été volontairement dissimulé par MARA ?
Une procédure judiciaire américaine distincte, jointe au dossier, affirme que le développement d’une activité de minage de Bitcoin en France constituait l’objectif central du rachat d’Exaion dès l’origine. Or, la communication officielle de MARA n’a jamais mentionné le minage, se concentrant exclusivement sur l’intelligence artificielle et le calcul haute performance.
Ce décalage nourrit les accusations de dissimulation. La France fait face à une pression croissante sur les activités crypto non déclarées : le pays a concentré 70 % des enlèvements crypto mondiaux en 2026, avec 41 cas recensés en 100 jours sur le territoire. La transparence des installations de minage devient un enjeu de sécurité publique, au-delà du seul débat énergétique.
Comment MARA a-t-elle orchestré l’acquisition d’Exaion en France ?
Les pièces du dossier judiciaire décrivent une stratégie d’influence massive. MARA a mobilisé plusieurs anciens dirigeants du CAC40, dont Gérard Mestrallet, ex-PDG d’Engie, comme conseiller. L’entreprise a également utilisé le dispositif « Choose France » pour faciliter ses démarches et a organisé une rencontre directe entre ses représentants et l’ancien président François Hollande.
Cette affaire illustre les moyens déployés par les grands mineurs pour s’implanter en Europe, alors même que MARA poursuit une diversification tous azimuts, comme en témoigne l’acquisition d’un datacenter IA au Texas pour 600 millions de dollars. Un positionnement agressif qui tranche avec d’autres juridictions comme le Kazakhstan, où le minage réglementé et la réserve crypto nationale encadrent plus strictement l’activité.
Lecture CryptoActu L’affaire MARA révèle une tension de fond : la France attire les capitaux du minage par son énergie nucléaire décarbonée, mais rechigne à assumer publiquement cette activité. Cette plainte new-yorkaise pourrait dissuader d’autres acteurs étrangers d’adopter une communication à deux vitesses sur leurs projets d’infrastructure crypto dans l’Hexagone.
À retenir
François Garcin réclame 11 millions d’euros à MARA, accusant le géant du minage de rupture de contrat abusive. Le dossier expose des méthodes de lobbying inédites et relance le débat sur la finalité réelle du rachat d’Exaion. L’issue de cette procédure pourrait redéfinir le niveau de transparence exigé des industriels du secteur en France.
Questions fréquentes
Quel montant exact François Garcin réclame-t-il à MARA ?
François Garcin réclame plus de 11 millions d’euros d’honoraires et de commissions impayés. La plainte de 40 pages a été déposée le 25 juillet 2026 au tribunal fédéral de New York.
MARA a-t-elle caché son projet de minage de Bitcoin en France ?
Une procédure judiciaire distincte affirme que le minage de Bitcoin constituait l’objectif central du rachat d’Exaion, en contradiction avec les déclarations publiques de MARA qui mettaient uniquement en avant l’intelligence artificielle.
Quel a été le rôle de François Garcin dans cette opération ?
François Garcin a piloté l’intégralité du processus d’implantation de MARA en France. Il a négocié le rachat d’Exaion, coordonné le lobbying et facilité une rencontre avec François Hollande avant d’être brutalement évincé en mars 2026.
Pourquoi cette plainte est-elle déposée à New York et non en France ?
La plainte est déposée à New York car le contrat liant François Garcin à MARA Holdings, une entreprise cotée au Nasdaq, était régi par le droit américain. Le tribunal fédéral du Southern District of New York est naturellement compétent pour ce type de litige commercial international.
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