Base prépare une offre d’actions tokenisées adossées à 100 % aux actifs sous-jacents, a annoncé son responsable Jesse Pollak le 21 juillet. Contrairement à Robinhood Chain, qui propose des dérivés tokenisés, le layer 2 de Coinbase promet des jetons représentant directement les titres réels. L’annonce fait suite au lancement réussi de l’offre de stocks tokenisés par Robinhood en environnement EVM.

Au programme

  • Un adossement 1:1 aux actions réelles : contrairement aux dérivés synthétiques de Robinhood, Base promet des jetons garantis par la détention effective des titres sous-jacents via Coinbase Custody.
  • Un calendrier sans date : Pollak confirme le développement en cours mais ne communique ni feuille de route technique ni fenêtre de lancement, soulignant la complexité réglementaire du projet.
  • Une bataille pour la confiance institutionnelle : le modèle 1:1 cible les fonds de pension et family offices en éliminant le risque de contrepartie, face à une concurrence qui s’intensifie sur la tokenisation d’actifs.

Base reconnaît un retard sur le segment des actions tokenisées face à Robinhood Chain. Jesse Pollak a exprimé sa frustration publiquement, mais affirme qu’une solution de jetons 1:1 est en développement avec Coinbase. Le modèle vise à combiner la programmabilité de l’EVM amélioré de Base avec la liquidité des marchés actions américains. L’objectif affiché est de renforcer la confiance des institutionnels et l’efficacité du capital, un positionnement qui rappelle l’ambition initiale du lancement de Base comme layer 2 Ethereum dédié aux applications à grande échelle.

Comment Base prévoit-elle de tokeniser les actions ?

Le mécanisme repose sur un adossement intégral de chaque jeton à une action traditionnelle détenue en réserve. Cette approche contraste avec les dérivés synthétiques de Robinhood Chain, qui répliquent le prix sans garantie de détention. Pollak a précisé que la solution est développée conjointement avec Coinbase, s’appuyant sur l’infrastructure de Base, le layer 2 Ethereum de l’exchange.

Le calendrier reste flou : aucune date de lancement ni feuille de route technique n’ont été communiquées. La complexité réglementaire est réelle : un tel produit doit composer avec les lois fédérales sur les valeurs mobilières, la garde d’actifs et les exigences de reporting. La récente clarification du cadre SEC profite néanmoins aux acteurs enregistrés, et Coinbase, fort de 2 Md$ de revenus trimestriels via Base, dispose des fonds pour investir lourdement.

Pourquoi Base choisit-elle le modèle 1:1 plutôt que les dérivés ?

La réponse tient en trois avantages compétitifs selon Pollak : la confiance réglementaire, l’efficacité du capital et l’acceptation institutionnelle. Un jeton adossé 1:1 élimine le risque de contrepartie inhérent aux dérivés synthétiques. Pour un fonds de pension ou un family office souhaitant s’exposer à Tesla ou Apple via la blockchain, la garantie de détention est un prérequis non négociable. C’est aussi un avantage face à Robinhood Chain, dont l’offre dérivée suscite des interrogations réglementaires.

Le choix reflète une stratégie plus large de Coinbase, qui intègre progressivement les marchés traditionnels. La plateforme a déjà étendu son empreinte via des partenariats DeFi avec Ethena et des transferts majeurs de crypto-actifs pour BlackRock. La guerre des stocks tokenisés entre Coinbase, Robinhood et Kraken illustre cette convergence accélérée entre finance traditionnelle et infrastructure blockchain.

Quels défis techniques et réglementaires pour Base ?

Le premier obstacle est la garde : les actions sous-jacentes doivent être détenues par un dépositaire agréé, probablement Coinbase Custody, et faire l’objet d’attestations de réserves régulières. Le deuxième est la conformité : chaque jeton représentant un titre financier doit respecter les restrictions de juridiction et les obligations KYC/AML. Le troisième est l’évolutivité : un trading 24/7 d’actions tokenisées sur Base nécessite des ponts de liquidité avec les heures de marché traditionnelles.

La panne de consensus survenue sur Base en 2025 rappelle que la fiabilité du réseau L2 reste un enjeu critique pour héberger des instruments financiers de cette taille. Une heure d’interruption sur des actions tokenisées aurait des conséquences bien plus lourdes que sur des swaps DeFi, un risque que les sandwich attacks documentés sur le réseau ne font qu’amplifier aux yeux des régulateurs.

À retenir

Base dévoile un projet structurant pour la tokenisation d’actifs : des jetons actions 1:1, sans date de lancement mais avec un engagement public de Coinbase. Le modèle se distingue des dérivés de Robinhood Chain par sa promesse de confiance institutionnelle. La course à la tokenisation des marchés actions est lancée, et Base entend bien ne pas rester spectateur.

Questions fréquentes

Quelle différence entre les actions tokenisées de Base et celles de Robinhood ?

Base propose des jetons adossés 1:1 aux actions réelles détenues en réserve, tandis que Robinhood Chain émet des dérivés synthétiques qui répliquent le prix sans garantie de détention. Le modèle de Base élimine le risque de contrepartie mais implique une conformité réglementaire plus lourde.

Quand les actions tokenisées seront-elles disponibles sur Base ?

Aucune date n’a été communiquée. Jesse Pollak a confirmé le 21 juillet 2026 que le développement est en cours avec Coinbase, mais le calendrier reste flou en raison des exigences réglementaires liées aux valeurs mobilières et à la garde d’actifs.

Quels titres pourront être tokenisés sur Base ?

L’annonce ne précise pas quelles actions seront disponibles. Pollak évoque la liquidité des marchés actions américains comme objectif, ce qui suggère un focus initial sur les grandes capitalisations type Tesla ou Apple, sans confirmation officielle à ce stade.

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