Le parquet de Rotterdam a demandé le 30 juin 2026 la mise en faillite de la plateforme crypto Knaken, une procédure rare visant à protéger environ 30 000 utilisateurs bloqués hors de leurs actifs depuis début juin.

L’initiative, révélée par Decrypt, s’appuie sur un motif de protection de l’ordre public. Knaken permettait l’achat, la vente et le stockage de cryptomonnaies contre des euros, mais a cessé brutalement ses opérations sans préavis. Fait aggravant, la plateforme opérait sans l’agrément requis par le règlement européen MiCA.

Utilisateurs de Knaken affectés Environ 30 000 utilisateurs de la plateforme Knaken sont dans l'incapacité de récupérer leurs cryptomonnaies depuis le début du mois de juin 2026. 30 000 utilisateurs bloqués Plateforme Knaken hors ligne depuis juin 2026 Sources : Decrypt, Wu Blockchain, Crypto Times · juin 2026

Pourquoi le parquet réclame-t-il la faillite de Knaken ?

La plateforme opérait sans l’agrément MiCA, obligatoire depuis le 30 décembre 2024 pour les prestataires de services crypto. L’Autorité néerlandaise des marchés financiers (AFM) n’a jamais délivré de licence à Knaken, qui proposait pourtant des services réglementés.

Selon nos informations, le parquet a motivé sa demande par un risque de liquidation désordonnée. Knaken a bien annoncé une procédure de liquidation, mais sans calendrier ni détail communiqué aux clients. Le parquet craint une dispersion des actifs sans cadre légal protégeant les créanciers. Cette affaire confirme la tolérance zéro du régulateur néerlandais depuis MiCA, un risque concret pour les utilisateurs confiant leurs fonds à des plateformes sans agrément.

Qu’est-ce qui bloque la restitution des fonds ?

Une enquête pénale distincte est menée par le FIOD, le service d’enquête fiscale néerlandais. Des perquisitions ont eu lieu dans les locaux de Knaken, avec saisie d’équipements et d’actifs. Aucune arrestation n’a été signalée.

Cette double procédure, civile et pénale, complique la situation. Les avoirs saisis dans le cadre du pénal peuvent rester gelés des mois avant toute restitution. Le parquet espère qu’un curateur, nommé dans le cadre d’une faillite judiciaire, pourra identifier et restituer les fonds aux clients légitimes. Le cas n’est pas isolé : des faillites antérieures ont montré que sans administrateur indépendant, les procédures s’éternisent.

Quelles chances de récupérer ses cryptomonnaies ?

La nomination d’un curateur est le scénario le plus favorable. Indépendant, il dispose d’un pouvoir d’investigation pour tracer les actifs on-chain et les redistribuer selon un ordre légal. À l’inverse, la liquidation actuelle reste opaque.

L’inconnue centrale demeure la solvabilité de Knaken. Si les actifs disponibles ne couvrent pas toutes les créances, les utilisateurs subiront une décote. Les clients de Bitcoin Depot, en faillite en 2025, n’ont récupéré que 40 % de leurs dépôts. Fondamentalement, les utilisateurs d’exchanges non agréés s’exposent à un risque de perte en capital quasi total en cas de défaillance.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que la plateforme Knaken ?

Knaken était une plateforme d’échange crypto néerlandaise permettant d’acheter, vendre et stocker des Bitcoin et Ethereum contre des euros. Elle a cessé ses opérations en juin 2026 sans préavis, bloquant 30 000 utilisateurs.

MiCA protège-t-il les utilisateurs de Knaken ?

MiCA impose un agrément depuis décembre 2024 pour les prestataires crypto. Or, Knaken opérait sans licence. L’absence d’enregistrement prive les utilisateurs des garanties du cadre européen, d’où la procédure de faillite enclenchée par le parquet.

Que se passe-t-il si la faillite est prononcée ?

Un curateur indépendant serait nommé pour inventorier les actifs de Knaken et les redistribuer aux créanciers selon un ordre de priorité légal. Cette procédure, plus transparente que la liquidation actuelle, constitue la meilleure chance de restitution partielle.

Comment éviter ce type de blocage ?

En vérifiant que la plateforme utilisée dispose d’un agrément MiCA, visible sur le registre public de l’ESMA ou de l’AMF. Une plateforme non listée expose les utilisateurs à des blocages sans recours, comme l’illustre l’affaire Knaken.

À retenir

Le parquet de Rotterdam a demandé la mise en faillite de Knaken le 30 juin 2026, visant à protéger environ 30 000 utilisateurs bloqués. La plateforme opérait sans licence MiCA, tandis qu’un volet pénal est instruit. La nomination d’un curateur représente la meilleure perspective de restitution pour les créanciers.

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