Le fondateur d’ElizaOS, Shaw, accuse le créateur de daos.fun, baoskee, d’avoir réalisé 6,65 millions de dollars de profit en vendant 42,18 millions de tokens ai16z, pour une mise initiale estimée à 38 600 dollars seulement, selon Wu Blockchain. Les faits remontent au processus de renommage du projet, exigé par a16z pour éviter un conflit de marque. Baoskee réplique en accusant Shaw d’avoir « rug pull » plusieurs projets pump.fun et de mentir sur le déroulé de la gouvernance.
Au programme
- 6,65 M$ de profit : baoskee accusé d’avoir vendu 42,18 millions de tokens ai16z pour une mise initiale de 38 600 dollars
- Vote Snapshot contesté : le mécanisme de gouvernance promis pour valider le renommage n’aurait jamais été déployé comme annoncé
- Contre-accusations : baoskee dénonce des rug pulls sur pump.fun et affirme avoir autofinancé plus d’un million de dollars de liquidité
Le conflit a éclaté le 16 août 2026, lorsque Shaw a publié des captures Solscan montrant les ventes réalisées depuis les portefeuilles d’exécution de daos.fun. Baoskee aurait ignoré le mécanisme de vote Snapshot promis pour valider le changement de nom, tout en cédant l’intégralité de sa position. Le plaignant évoque une violation caractérisée du devoir d’information, rappelant les affaires classiques de délit d’initié dans la finance traditionnelle.
Pourquoi Shaw accuse-t-il baoskee d’avoir profité du renommage ?
Le mobile communiqué par Shaw repose sur 3 éléments : 42,18 millions d’ai16z vendus, un coût de revient de 38 600 dollars et un profit net approchant 6,65 millions. Les ventes ont été exécutées depuis les portefeuilles opérationnels de daos.fun, juste avant l’annonce officielle du renommage. Ce schéma, s’il est confirmé, transformerait une décision de conformité légale en opportunité de sortie massive pour un initié. Les données de la blockchain Solana consolidées via Solscan constituent la base de l’accusation.
Shaw affirme également que le vote Snapshot destiné à valider le changement de nom n’a jamais été déployé comme prévu. Baoskee avait annoncé un processus de gouvernance transparent, mais l’exécution aurait différé du calendrier présenté aux détenteurs de tokens. Un manquement distinct de l’accusation financière, mais qui nourrit le soupçon de manipulation de l’information. Des mécanismes similaires ont déjà été observés dans le secteur, notamment sur les plateformes de trading crypto sans KYC où la transparence fait défaut.
Comment baoskee se défend-il face aux accusations ?
Baoskee rejette l’ensemble des faits et qualifie Shaw de « complètement fou », d’après PANews. Il contre-attaque en l’accusant d’avoir utilisé la marque ai16z pour lancer plusieurs projets pump.fun avant de les abandonner, une pratique assimilable à des rug pulls. La défense évoque des irrégularités antérieures sur la migration des tokens, les droits d’auteur et l’utilisation des fonds de développement.
« Shaw est complètement insensé. Les ventes n’ont pas profité d’une asymétrie d’information, et daos.fun a financé plus d’un million de dollars de liquidité pour ai16z. » : Propos rapportés de baoskee
Concernant la gouvernance, baoskee maintient que le vote Snapshot est bien en ligne. Il précise que daos.fun a autofinancé l’ajout et le verrouillage de plus d’un million de dollars de liquidité sur ai16z. Deux versions irréconciliables, sans preuve indépendante pour trancher à ce stade. Le marché des altcoins sur Solana a déjà montré sa volatilité sur des cas similaires, comme lors du krach boursier coréen qui avait déclenché une envolée des volumes crypto.
Quelles conséquences pour le projet ai16z et ses détenteurs ?
L’impact immédiat reste difficile à quantifier : les volumes d’échange d’ai16z ont été multipliés, mais la capitalisation du token n’a pas été communiquée dans les sources. Ce type de conflit interne fragilise la confiance des détenteurs, surtout lorsque le renommage du projet est piloté par une exigence de conformité avec la marque a16z. Les investisseurs particuliers, attirés par les narratifs autour de l’IA et des DAO, se retrouvent exposés à un risque de gouvernance opaque qui rappelle les dérives du trading à effet de levier.
Les plateformes d’échange centralisées n’ont pas encore réagi. L’absence de cadre réglementaire applicable à un actif émis via daos.fun limite les recours juridiques. Ce dossier illustre une zone grise du secteur : les lancements communautaires sur Solana échappent largement aux obligations d’information des marchés régulés. La proximité des acteurs, entre liens personnels et rôles croisés, complique l’établissement des responsabilités, un enjeu que les institutions captant 72 % du trading OTC observent de près.
À retenir
Shaw et baoskee échangent des accusations graves : profit de 6,65 millions via un supposé délit d’initié contre allégations de rug pulls et gouvernance défaillante. Aucune preuve indépendante ne permet encore de trancher. L’affaire met en lumière les risques liés aux lancements de tokens peu encadrés sur Solana, où l’asymétrie d’information peut coûter cher aux détenteurs. L’évolution du dossier méritera un suivi, notamment si les registres on-chain complets sont publiés.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que le token ai16z et pourquoi un renommage était-il nécessaire ?
ai16z était un token lancé sur daos.fun, évoquant directement le nom du fonds a16z. Le renommage a été exigé par a16z pour éviter un conflit de marque. C’est précisément ce processus de changement de nom qui est au cœur des accusations de délit d’initié portées par Shaw contre baoskee.
Quel est le montant exact du profit présumé de baoskee ?
Shaw accuse baoskee d’avoir réalisé un profit de 6,65 millions de dollars en vendant 42,18 millions de tokens ai16z. La mise initiale n’aurait été que de 38 600 dollars, soit un multiple de plus de 170 fois, selon les captures Solscan publiées le 16 août 2026.
Peut-on vérifier les accusations de Shaw sur la blockchain ?
Les données Solscan publiées par Shaw montrent les ventes depuis les portefeuilles d’exécution de daos.fun, mais leur temporalité exacte par rapport à l’annonce du renommage reste contestée. Baoskee affirme que le vote Snapshot est en ligne et qu’aucune asymétrie d’information n’a été exploitée, laissant le différend sans preuve indépendante à ce stade.
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