La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Basse-Terre a « autorisé l’extradition vers les États-Unis » de John Daghita le 28 mai 2026. Ce cybercriminel présumé de 22 ans est accusé d’avoir détourné environ 46 millions de dollars en cryptomonnaies au gouvernement américain, avec lequel il était sous contrat. Une issue facilitée par le fait que le suspect était lui-même demandeur de son extradition, selon son avocate.
Comment John Daghita a-t-il été interpellé ?
Une valise de billets, des clés USB et des portefeuilles d’actifs numériques ont été saisis lors de son arrestation dans la nuit du 4 au 5 mars 2026, à Saint-Martin. L’opération a réuni le FBI et le GIGN de Guadeloupe, après plusieurs mois de coordination internationale.
John Daghita est le fils du dirigeant d’une société américaine chargée de gérer les cryptomonnaies saisies par la justice fédérale. Il est accusé d’avoir détourné plus de 46 millions de dollars appartenant au US Marshals Service, l’agence responsable des avoirs confisqués lors d’enquêtes criminelles. L’affaire illustre la vulnérabilité des cold wallets institutionnels face aux accès internes mal encadrés : autant qu’une faille technique, c’est un déficit de contrôle humain sur la blockchain qui est ici en cause.
L’investigateur on-chain ZachXBT avait tracé les fonds volés jusqu’aux wallets de saisie des US Marshals. Sans cette traçabilité propre aux actifs numériques, l’affaire aurait pu rester sans suite.
Quelle est la suite de la procédure d’extradition ?
D’après le parquet de Basse-Terre, la procédure peut durer environ dix mois. « En réalité, il n’y a pas de délai légal », précise l’avocate de Daghita, qui n’a pas voulu confirmer le maintien en détention de son client. Le gouvernement français doit encore valider le transfert effectif.
Placé en détention provisoire à la maison d’arrêt de Basse-Terre depuis le 4 mars, Daghita attendait l’avis de la justice française, rendu à huis clos. Sur le fond, l’affaire soulève une question structurelle : comment les gouvernements sécurisent-ils l’accès aux portefeuilles publics ? Les procédures de KYC et de contrôle interne des sous-traitants restent le maillon faible. À l’échelle fédérale américaine, ce dossier devrait accélérer le renforcement des audits imposés aux prestataires gérant des actifs numériques saisis.
À retenir
La justice française a validé l’extradition de John Daghita vers les États-Unis, 3 mois après son arrestation à Saint-Martin. L’affaire rappelle que la traçabilité de la blockchain reste l’outil le plus efficace contre les détournements internes à grande échelle. À surveiller : la durée effective du transfert et les charges retenues par la justice fédérale américaine.
Sources
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HACKS & SÉCURITÉPamStealer vole mots de passe, keychains et wallets crypto
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