L’Autorité des services et marchés financiers (FSMA) belge veille au grain. S’ombrageant des résultats d’une enquête diligentée par ses soins qui a révélé que près de la moitié de l’échantillon interrogé (43 %) investissait dans les cryptos avec l’espoir d’un retour rapide sur bénéfice, elle a obtenu du gouvernement l’habilitation à encadrer les publicités « relatives aux monnaies virtuelles ».

En crypto, seul le risque est garanti…

Selon le communiqué publié au Journal Officiel, toute campagne médiatique visant à promouvoir une monnaie numérique devra dorénavant être soumise à la FSMA 10 jours à l’avance. Un délai déterminé pour lui permettre d’intervenir sur un contenu qu’elle jugerait trompeur et qui n’alerterait pas suffisamment sur les dangers d’un investissement en crypto.

A l’heure actuelle, les monnaies virtuelles constituent un phénomène de mode qui recèle des risques considérables. En effet, elles ne disposent pas encore d’un cadre légal, sont dépourvues de sous-jacent lié au monde réel, subissent souvent des variations brutales de valeur, sont vulnérables à la fraude et sont exposées à des risques particuliers sur le plan technique et informatique.

Communiqué de la FSMA

En outre, ces nouvelles règles, qui entreront en vigueur le 17 mai prochain, seront accompagnées d’une mention obligatoire : « Monnaie virtuelle, risques réels. En crypto seul le risque est garanti« .

La Belgique n’est pas le seul pays à imposer un carcan plus drastique à la promotion des cryptos. Le Royaume-Uni a déjà montré les crocs face à une inflation publicitaire sur le sujet. L’Autorité monétaire de Singapour (MAS) a également exigé des sociétés cryptos qu’elles cessent de faire la promotion de leurs produits auprès du grand public. Quant à l’Espagne, elles’est montrée encore plus radicale. En effet, elle est allée jusqu’à menacer d’amendes (jusqu’à 300 000 euros) annonceurs et influenceurs qui enfreindraient la législation visant à protéger les consommateurs espagnols.

Notons cependant que ces nouvelles règles concernant les cryptos ne sont pas l’exception. Il s’agit au contraire, d’intégrer le marketing lié à cette classe d’actifs dans le champ d’application de la législation sur les promotions financières. En bref, de le plier aux normes qui régissent aussi généralement la publicité pour des produits comme les actions ou les assurances.