Le marché des jetons non fongibles (NFT), tout comme celui des cryptomonnaies dans son ensemble, est souvent critiqué pour son impact écologique bien plus souvent fantasmé que vérifié. Car de nombreuses initiatives sont menées afin de réduire l’empreinte énergétique de cette économie numérique en devenir. Et la question environnementale est depuis des années une donnée importante de son développement.
Mais il manquait une participation active à cet engagement, par le biais d’initiatives plus concrètes. Et quel meilleur vecteur que les NFTs pour diffuser un message de sensibilisation clair et accessible au plus grand nombre. Raison pour laquelle la plateforme Rhapsody Curated annonce un partenariat d’envergure avec les artistes Yann Arthus-Bertrand, Namsa Leuba et Nicolas Henry afin de financer la lutte contre le changement climatique.
NFT – Une collection pour lutter contre le changement climatique
Le marché des NFTs connaît de nombreux développements annexes à ses célèbres, mais pas toujours très utiles, collections de Profil Pictures (PFP) numériques. Car cette technologie innovante offre de nombreux débouchés – dont certains restent encore à découvrir – comme la musique, les billets de spectacles ou dans le cas présent la photographie d’art.
En effet, la plateforme de photographie Rhapsody Curated se donne pour objectif d’apporter « les photographies les plus impressionnantes à la blockchain (…) de manière sécurisée et technologiquement avancée. » Avec une vison présentée comme Web3 qui mêle supports numériques et expositions physiques. Et depuis peu, la vente d’œuvres emblématiques d’artistes comme Yann Arthus-Bertrand au profit du projet Photoclimat dont la mission principale est de sensibiliser à la question climatique par le biais de la photographie.
*Nicolas Henry – Worlds in the Making*
« Il est difficile de diffuser notre message environnemental. Il faut aller à Paris, il faut voir les œuvres d’art, communiquer. Mais avec les NFT, nous pouvons diffuser ce message à beaucoup plus de personnes et utiliser cette technologie pour permettre aux gens d’acheter des œuvres d’art qu’ils ne pourraient pas acheter autrement.«
Une démarche exposée par Pierre-Elie de Pibrac, responsable de curation chez Rhapsody Curated. Avec un caractère international assumé, du fait de l’impact très faible revendiqué par l’utilisation des NFTs sur le réseau Ethereum. Car depuis son passage historique au Proof of Stake (PoS) son empreinte écologique a tout simplement été diminuée de 99,99%.
Une vente dont la date officielle de lancement a été fixée au 4 mai prochain. Avec entre 3 et 6 photos disponibles en exemplaires uniques (1/1) pour chaque artiste et un prix de vente estimé entre 2 ETH et 8 ETH (soit entre 3500$ et 15 000$ environ). Sachant qu’au terme de cette opération, plus de 50% du produit de la vente sera reversée au projet Photoclimat.