La capitalisation boursière du BUSD, le « encore » troisième stablecoin du marché, a chuté à 15,11 milliards de dollars depuis l’offensive du Département des services financiers de l’État de New York (NYDFS) et de la SEC contre sa société émettrice Paxos. En baisse de 31% par rapport à son niveau record, 23 milliards de dollars, le 15 novembre 2022, selon CoinGecko, le stablecoin chapeauté par Binance qui en avait fait la cheville ouvrière de son écosystème, entame une descente aux Enfers dont il ne se relèvera pas, du moins dans sa forme actuelle.
L’USDT sort grand gagnant des dernières turpitudes réglementaires touchant des stablecoins plus transparents
La société américaine de technologie financière à l’origine du jeton, a en effet confirmé qu’elle cesserait de frapper de nouvelles unités à partir de la semaine prochaine pour répondre aux injonctions du NYDFS. Il n’en fallait pas plus pour que les utilisateurs de Binance, qui concentrait la majorité des BUSD (Binance USD), affluent vers la plateforme pour liquider le jeton litigieux, illustrant magistralement l’observation de Changpeng Zhao, patron de l’exchange leader qui dès lundi affirmait sur Twitter que la capitalisation boursière du BUSD « ne fera que diminuer avec le temps ».
Et à qui profite ce mouvement d’ampleur ? Visiblement à l’USDT. En effet, les dernières données de DefiLlama indiquent une capitalisation de 69,5 milliards de dollars, portant sa domination sur le marché des pièces stables, 136,22 milliards de dollars au total, à 51,03 %. Sachant que l’USDT pesait 68,47 milliards de dollars mardi, le bond est impressionnant, peu ou prou symétrique avec celui du BUSD qui, en sens inverse, est passé de 16,14 milliards de dollars lundi à 15,46 milliards de dollars mardi.
L’USDT reste donc en dépit de sa longue histoire tortueuse, le king des stablecoins. Outre son ancienneté qui joue en sa faveur, le rendant incontournable dans la négociation des paires sur toutes les plateformes d’échanges, sa localisation à Hong Kong le met à l’abri des fourches caudines du régulateur US. Et, au moment où celui-ci semble prendre le mors aux dents sur le sujet épineux des stablecoins, c’est un argument de poids pour le champion de l’opacité qui, ironie de l’histoire, met à genoux ses concurrents plus transparents et plus soucieux de conformité.
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