Le cofondateur d’Ethereum a détaillé le 5 juillet 2026 sa vision pour une troisième refonte majeure du protocole, visant à intégrer des preuves STARK natives et à porter l’état de la blockchain à 100 To d’ici 2030. Selon le billet de blog de Vitalik Buterin, l’objectif est une réduction des coûts de transaction supérieure à 90 % pour certains tokens via un nouvel état scalable. Le projet engage l’architecture fondamentale de la couche 1.
Au programme
- Un état scalable ciblant 100 To pour une baisse de plus de 90 % des frais de certains tokens (Vitalik Buterin, 2026)
- Le remplacement total des signatures ECDSA par des alternatives STARK pour contrer la menace quantique
- L’exploration de machines virtuelles comme RISC-V pour une programmation confidentielle native
Pourquoi Ethereum doit-il être « allégé » ?
La blockchain fait face à une double pression : l’expansion continue de son état et les avancées concrètes de l’informatique quantique. Lean Ethereum est la réponse directe. Le protocole doit gagner en sobriété pour rester vérifiable tout en multipliant ses capacités. L’axe central de cette transformation est l’intégration des preuves STARK récursives directement dans le mécanisme de vérification, supprimant l’étape d’accumulation hors chaîne actuelle, un an après que la fondation a justifié ses choix technologiques.
Comment la résistance quantique sera-t-elle déployée ?
La migration vers une cryptographie post-quantique est un pilier explicite du projet. Lean Ethereum prévoit le remplacement du système de signature ECDSA, vulnérable aux ordinateurs quantiques de grande échelle, par des alternatives basées sur STARK ou des constructions comme XMSS. Le calendrier envisage un déploiement complet sous 3 à 4 ans. Une étape intermédiaire est déjà fixée : la mise à niveau Glasterdam, qui augmentera la limite de gaz du réseau, préparant le terrain pour des transitions cryptographiques plus lourdes.
Quels sont les piliers techniques de Lean Ethereum ?
La colonne vertébrale est un nouvel état conçu pour la scalabilité, avec une projection de 100 To. Structuré différemment du modèle actuel, il permettra de démultiplier la capacité de stockage et de calcul. L’autre chantier est logiciel : remplacer ou compléter l’EVM par des machines virtuelles RISC-V ou leanISA. Ce changement permettra une exécution confidentielle native et une extensibilité bien au-delà des limites actuelles, répondant à la critique de Buterin selon laquelle trop de DeFi freine l’innovation de base.
Décryptage La refonte signe un abandon de la compatibilité maximale au profit de la robustesse quantique et de la performance de la couche de base. Alors que l’attention se portait sur les couches 2, Vitalik Buterin recentre la feuille de route sur la couche 1 avec un cap ferme à 2030.
À retenir
Lean Ethereum fixe une ambition radicale : un protocole sobre, résistant aux ordinateurs quantiques, structuré autour d’un état scalable et de STARKs natifs. La mise à niveau Glasterdam constituera le premier test concret de cette trajectoire dans les prochains mois.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que Lean Ethereum ?
Lean Ethereum est la troisième refonte majeure d’Ethereum après The Merge, visant à intégrer des preuves STARK natives, à massivement scaler l’état de la chaîne et à la rendre résistante aux ordinateurs quantiques.
Quand la résistance quantique sera-t-elle effective ?
Selon le billet de Vitalik Buterin du 5 juillet 2026, le déploiement complet de la cryptographie post-quantique sur Ethereum est planifié sur une période de 3 à 4 ans.
Qu’est-ce que la mise à jour Glasterdam ?
Glasterdam est la prochaine mise à niveau d’Ethereum, prévue comme une étape intermédiaire avant Lean Ethereum, qui augmentera significativement la limite de gaz du réseau et préparera la transition technique future.
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