Galaxy Digital (ticker : GLXY, Nasdaq) est une société américaine de services financiers spécialisée dans les actifs numériques, fondée en 2018 par Mike Novogratz. La firme gère 12,3 milliards de dollars de plateforme d’actifs numériques : dont environ 8 milliards d’actifs sous gestion au T1 2026 : et opère l’un des campus de data centers dédiés à l’IA les plus ambitieux du secteur. Son modèle couvre le trading institutionnel, le prêt, la banque d’investissement, la gestion d’actifs, le staking et, depuis 2024, l’infrastructure de calcul haute performance pour l’intelligence artificielle.

Au programme

  • Galaxy Digital est cotée au Nasdaq depuis le 16 mai 2025 (ticker : GLXY), après 1 320 jours de procédure réglementaire devant la SEC.
  • La firme gère environ 8 milliards de dollars d’actifs sous gestion au T1 2026 et opère le campus Helios en West Texas, valorisé 15 milliards de dollars (rapport annuel 2025).
  • En mars 2025, Galaxy a conclu un accord de 200 millions de dollars avec le procureur général de New York sur l’affaire LUNA/Terra.

Qui est Mike Novogratz, fondateur et CEO ?

Mike Novogratz (né le 26 novembre 1964) est un investisseur américain, cofondateur et ancien président de Fortress Investment Group. Après avoir débuté chez Goldman Sachs en 1989 et dirigé des desks en Asie et en Amérique latine, il quitte Fortress en octobre 2015 pour se consacrer à plein temps aux actifs numériques. Il fonde Galaxy Investment Partners, une société d’investissement dans les cryptomonnaies, en 2018. Novogratz est aujourd’hui l’un des visages les plus reconnus de la finance institutionnelle crypto, présent dans les médias spécialisés comme dans les grandes conférences macroéconomiques.

Origines et activités de Galaxy Digital

La société est structurée autour de 3 segments opérationnels :

  1. Actifs numériques : trading pour compte propre et pour clients, prêt (wallet de crédit institutionnel), banque d’investissement et gestion d’actifs. Galaxy compte 1 691 contreparties de trading actives au 31 mars 2026.

  2. Data centers : le campus Helios, situé dans le comté de Dickens au West Texas. Helios constitue le principal levier de croissance lié à l’IA et au calcul haute performance. Le site a obtenu 1,6 gigawatt de capacité de puissance approuvée via ERCOT, dont les 800 premiers mégawatts sont loués à CoreWeave pour plus de 7,5 milliards de dollars d’investissement en capital.

  3. Trésorerie & investissements : portefeuille pour compte propre mêlant positions spot sur Bitcoin, Ethereum, ETF, actions et venture. Au 31 décembre 2025, les fonds propres de Galaxy atteignaient 3 milliards de dollars, en hausse de 38 % sur un an.

Galaxy avait déjà été cotée à la Bourse de Toronto depuis 2020, avant de basculer sur le Nasdaq. La cotation américaine a suivi un processus coûteux et long avec la SEC, étalé sur 1 320 jours et ayant coûté plus de 25 millions de dollars. La réorganisation corporate a été finalisée le 13 mai 2025 et les actions de Galaxy ont commencé à se négocier sur le Nasdaq Global Select Market le 16 mai 2025.

Parmi les acquisitions notables : Galaxy a acquis Alluvial Finance, une société de développement de logiciels de staking, devenant ainsi la société de développement de Liquid Collective, un protocole de liquid staking institutionnel. La firme détient par ailleurs GK8, spécialisée dans la garde (wallet sécurisé) et la tokenisation d’actifs réels sur des chaînes comme Solana.

Quel est le poids de Galaxy dans l’écosystème crypto ?

Galaxy est l’un des rares acteurs à couvrir la totalité du spectre des services financiers crypto, de la DeFi institutionnelle au financement de data centers pour l’IA.

GalaxyOne Prime NY offre des services d’actifs numériques réglementés à des institutions new-yorkaises : fonds spéculatifs, conseillers en investissement agréés et family offices : sur une plateforme gérant environ 9 milliards de dollars d’actifs clients. Galaxy est la 2e société à obtenir une BitLicense en 2026, après Strike en mars.

Sur le segment ETF Bitcoin, Galaxy a développé des produits de gestion d’actifs répertoriés au sein de sa branche Asset Management. La firme agit également comme validateur sur le réseau Hyperliquid (HYPE), où elle détient une exposition significative au token natif. Elle prévoit par ailleurs de lancer un fonds spéculatif fintech centré sur la convergence entre infrastructure blockchain et services financiers traditionnels.

Sur le plan réglementaire, l’affaire LUNA reste le fait marquant le plus lourd. Le bureau du procureur général de New York a conclu un accord avec Galaxy Digital sur son implication dans l’effondrement de Terra en 2022. Galaxy a accepté de verser 200 millions de dollars sur 3 ans, sans admettre ni nier les violations alléguées. La firme avait acheté 18,5 millions de tokens LUNA avec une décote de 30 %, puis vendu la quasi-totalité de sa position tout en continuant à en assurer la promotion publique, réalisant un profit de plus de 100 millions de dollars avant l’effondrement du système.

Au T1 2026, Galaxy a également finalisé son retrait volontaire de la Bourse de Toronto, consolidant sa cotation sur le Nasdaq comme seule place d’échange.

Quels sont les chiffres clés de Galaxy Digital en 2026 ?

L’exercice 2025 s’est soldé par une perte nette GAAP de 241 millions de dollars, dont une perte de 482 millions au seul T4, sous l’effet de la dépréciation des actifs numériques. Malgré cela, Galaxy a généré 505 millions de dollars de marge brute ajustée sur le segment Actifs numériques en 2025, soit une progression d’environ 67 % sur un an.

Au T1 2026, la perte nette s’est établie à 216 millions de dollars, soit -0,49 $ par action, sous l’effet de la baisse des prix des actifs numériques et d’une contraction d’environ 20 % de la capitalisation totale du marché crypto sur la période. Le bilan reste solide : Galaxy clôturait le T1 2026 avec des fonds propres totaux de 2,8 milliards de dollars et des liquidités (cash + stablecoins) de 2,6 milliards.

Le campus Helios a dépassé une valorisation de 15 milliards de dollars, avec une première salle de serveurs opérationnelle livrée à CoreWeave en avril 2026.

Galaxy Digital : indicateurs financiers clés (2026) Comparaison des 3 indicateurs financiers majeurs de Galaxy Digital au T1 2026 : actifs sous gestion, fonds propres totaux et valorisation du campus Helios. Galaxy Digital : indicateurs financiers (T1 2026) AUM (gestion) 8 Md$ Fonds propres 2,8 Md$ Helios (valeur) 15 Md$ Sources : PR Newswire (résultats Q1 2026), rapport annuel 2025 Galaxy Digital

Questions fréquentes

Qu’est-ce que Galaxy Digital et que fait concrètement la firme ?

Galaxy Digital est une société cotée au Nasdaq (GLXY) spécialisée dans les services financiers liés aux actifs numériques. Elle combine trading institutionnel, gestion d’actifs (DeFi, staking, ETF), banque d’investissement crypto et infrastructure de data centers pour l’IA. Au T1 2026, elle gère environ 8 milliards de dollars d’actifs et compte plus de 1 691 contreparties de trading actives.

Qui dirige Galaxy Digital et quel est son parcours ?

La firme est fondée et dirigée par Mike Novogratz, ancien partner de Goldman Sachs et ex-président de Fortress Investment Group. Il a lancé Galaxy en 2018 après plusieurs années d’investissements personnels dans Bitcoin et Ethereum. Son exposition publique à LUNA lui a valu une procédure juridique réglée à 200 millions de dollars en 2025 avec le procureur général de New York. Retrouvez d’autres profils de dirigeants sur notre index des personnalités.

Galaxy Digital est-elle une société fiable pour les institutionnels ?

Galaxy est l’une des rares firmes crypto-natives publiquement cotées, soumise aux obligations de reporting SEC. Elle détient plus de 50 licences réglementaires dans le monde, dont une BitLicense new-yorkaise obtenue en mai 2026. Son bilan affiche 2,6 milliards de dollars de cash et stablecoins au T1 2026. La firme a néanmoins traversé des pertes importantes lors des cycles baissiers de 2022 et 2025, liées à son exposition directe aux prix des actifs. Pour comparer d’autres acteurs du secteur, consultez notre convertisseur crypto et la heatmap des marchés.

Sources

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