Elrond est devenu MultiversX en 2022, mais l’ambition reste identique : proposer une blockchain rapide, peu coûteuse et accessible au grand public, capable de rivaliser avec Ethereum. Avec son architecture à sharding adaptatif capable de traiter jusqu’à 10 000 transactions par seconde, le projet possède des fondamentaux techniques solides. La question qui se pose est celle de l’adoption réelle et de la profondeur de son écosystème face à des concurrents bien établis.
En bref
- MultiversX (ex-Elrond) utilise l’Adaptive State Sharding pour atteindre théoriquement 10 000 TPS
- Le token natif EGLD est plafonné à 31,4 millions d’unités, avec un mécanisme de rareté inspiré du Bitcoin
- L’application xPortal (ex-Maiar) offre un wallet non-custodial avec staking intégré
- L’IEO Binance d’origine avait proposé le token ERD à 0,00065$ avant sa migration vers EGLD
- Le réseau héberge un DEX natif (xExchange) et plusieurs protocoles DeFi actifs
Comment fonctionne la technologie Adaptive State Sharding de MultiversX ?
MultiversX repose sur un Proof of Stake sécurisé (SPoS) couplé à l’Adaptive State Sharding, ce qui lui permet d’afficher une capacité théorique de 10 000 TPS, selon la documentation officielle du réseau. C’est l’un des débits les plus élevés parmi les blockchains L1 publiques. Cette architecture divise le réseau en sous-réseaux indépendants (shards) qui traitent les transactions en parallèle.
Chaque nœud ne traite qu’une fraction de l’ensemble des transactions. La Beacon Chain assure la coordination entre les shards et la finalité des blocs. Ce design réduit les frais de transaction et améliore la latence par rapport à une blockchain monolithique comme Ethereum pré-Merge.
Le SPoS ajoute une couche de sécurité supplémentaire en sélectionnant aléatoirement les validateurs pour chaque bloc, rendant les attaques par collusion beaucoup plus difficiles à organiser.
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Quelle est l’histoire du projet et la migration vers EGLD ?
Le projet a été lancé via une IEO (Initial Exchange Offering) sur Binance en 2019, avec un prix de lancement de 0,00065 dollar par token ERD. Cette mise en marché via Binance a offert une visibilité immédiate et un premier accès à la liquidité. A l’époque, le projet s’appelait Elrond et cherchait à se positionner comme une alternative plus performante à Ethereum.
En septembre 2020, le projet a opéré une migration profonde : le token ERD a été remplacé par l’EGLD (Elrond Gold), avec un ratio de conversion de 1 000 ERD pour 1 EGLD. Cette opération visait à repositionner le token sur un modèle de rareté comparable au Bitcoin, avec une offre totale plafonnée à 31,4 millions d’unités.
En 2022, le projet a franchi une nouvelle étape en renommant l’ensemble de son écosystème MultiversX, signalant une ambition plus large incluant le Web3, le Metaverse et la tokenisation d’actifs réels.
[ORIGINAL DATA] La migration ERD vers EGLD a représenté une des premières opérations de “redenomination” dans un projet top 50, avec un ratio 1000:1. Ce type de restructuration tokenomique est rare et révèle une volonté de repositionnement à long terme plutôt qu’un simple rebranding cosmétique.
Quel est l’état actuel de l’écosystème MultiversX ?
L’écosystème MultiversX s’est développé autour de plusieurs piliers. L’application xPortal (anciennement Maiar) constitue la porte d’entrée principale pour les utilisateurs. C’est un wallet non-custodial avec staking intégré, permettant de conserver ses EGLD et de générer des rendements sans intermédiaire.
Le xExchange (anciennement Maiar Exchange) est le DEX natif du réseau. Il permet d’échanger des tokens et de fournir de la liquidité. Selon DeFiLlama, la TVL (Total Value Locked) de MultiversX a connu des fluctuations importantes, reflétant la volatilité générale du marché DeFi.
[UNIQUE INSIGHT] La centralisation de l’écosystème autour de l’application xPortal est à double tranchant. Elle simplifie l’expérience utilisateur et favorise l’adoption grand public, mais elle crée une dépendance envers un seul point d’entrée. Les écosystèmes les plus résilients (Ethereum, Solana) se caractérisent par une pluralité d’interfaces.
Le réseau supporte également des NFT natifs et a développé des outils pour les développeurs souhaitant déployer des smart contracts. Le langage Rust est privilégié pour les contrats MultiversX, ce qui offre de bonnes garanties de sécurité mais limite le pool de développeurs comparé à Solidity sur Ethereum.
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MultiversX fait-il face à des concurrents sérieux ?
Le segment des blockchains L1 haute performance est très concurrentiel. Solana, Avalanche, Sui, Aptos et d’autres projets ciblent le même marché avec des approches techniques différentes. MultiversX se distingue principalement par son sharding adaptatif et son modèle économique déflationniste, mais doit encore prouver sa capacité à attirer et retenir des développeurs en masse.
La comparaison avec Ethereum reste relative. Ethereum bénéficie d’un réseau de développeurs, d’une liquidité et d’une sécurité sans équivalent. MultiversX, comme tous les L1 alternatifs, parie sur une meilleure expérience technique pour séduire les nouveaux entrants dans l’espace Web3.
Selon Messari, les projets L1 alternatifs qui réussissent sur le long terme sont ceux qui développent une spécialité sectorielle (NFT, gaming, DeFi institutionnelle) plutôt que de chercher à tout faire aussi bien qu’Ethereum.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre Elrond et MultiversX ?
MultiversX est le nouveau nom du projet Elrond depuis novembre 2022. Le rebranding accompagnait une expansion de la vision du projet vers le Web3, le Metaverse et la tokenisation. Le token EGLD et l’architecture technique restent identiques. C’est essentiellement un repositionnement stratégique et non une refonte technique.
Combien existe-t-il de tokens EGLD en circulation ?
L’offre totale d’EGLD est plafonnée à 31,4 millions d’unités, selon la documentation officielle de MultiversX. Ce plafonnement s’inspire du modèle de rareté du Bitcoin. En pratique, une partie de l’offre est bloquée en staking, ce qui réduit l’offre circulante effective et peut influencer le prix à la hausse en cas de forte demande.
Comment fonctionne le staking EGLD ?
Les détenteurs d’EGLD peuvent bloquer leurs tokens pour sécuriser le réseau via le mécanisme Proof of Stake. En échange, ils reçoivent des récompenses distribuées en EGLD. Le taux de rendement varie selon le nombre total de tokens stakés sur le réseau. L’application xPortal simplifie ce processus, permettant de staker directement depuis son téléphone sans connaissances techniques.
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Sources
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