Les modes sont comme les saisons dans le secteur des cryptomonnaies, elles se suivent mais ne se ressemblent pas. Et de toute évidence c’est actuellement l’intelligence artificielle qui excite les investisseurs au détriment du déjà obsolète métavers. Ces mondes virtuels agrémentés de cryptomonnaies dont la promesse de succès n’a finalement même pas permis à Meta (ex-Facebook) d’échapper à la crise actuelle.

Et même si cela ne signe pas la mort de ce secteur, la tendance est à l’abandon de la part d’acteurs entrés à grand coup de communication dans l’expérience métavers. Comme le géant du divertissement Disney qui y voyait un moyen de développer une offre de réalité augmentée pour ses parcs d’attractions. Mais une campagne massive de licenciement vient d’avoir raison de ces ambitions.

Disney – Abandon de sa stratégie métavers

L’information vient d’être rendue publique en ce début de semaine sur le site Wall Street Journal. La société Walt Disney Co. vient de dissoudre son équipe d’environ 50 personnes dédiée au développement de ses aspirations métavers. Cela dans le cadre d’une restructuration plus large qui devrait l’amener à terme à se séparer de 7000 employés sur les deux prochains mois.

Une stratégie métavers dirigée par Mike White, ancien directeur des produits de consommation qui reste quant à lui dans les rangs de l’entreprise. Avec comme vocation initiale de trouver un moyen de raconter des histoires interactives dans de nouveaux formats technologiques en utilisant la vaste bibliothèque de propriété intellectuelle de Disney. Mais ça c’était avant…

« Les plans de la stratégie métaverse de Disney sont restés sommaires un an après la création de la division, bien que la société ait laissé entendre que la nouvelle technologie pourrait avoir des applications dans les sports fantastiques, les attractions de parcs à thème et d’autres expériences de consommation.«

Wall Street Journal

Car entre temps, l’ancien PDG de l’entreprise Bob Chapek a été remplacé par un certain Robert Iger en novembre de l’année dernière. Et de toute évidence, ses ambitions affichées de « prochaine grande frontière de la narration » viennent également de quitter Disney avec lui. Cela même si Robert Iger a tout d’abord exprimé un certain optimisme à propos de ces expériences virtuelles. Mais selon le Wall Street Journal, « la pression des investisseurs pour procéder à des coupes profondes dans les départements non essentiels » aura eu raison de cette apparente motivation…