En avril 2018, Emirates NBD dévoilait Cheque Chain, une technologie censée renforcer son contrôle sur les chèques et déjouer davantage de tentatives de fraude.

Emirates NBD, banque des Émirats arabes unis, annonçait le 15 avril 2018 le passage à l’échelle du système de vérification de chèques développé pour renforcer la sécurité de ses clients : Cheque Chain, francisé à l’époque en « Check Chain ». Le projet avait été présenté une première fois en mai 2017, et la technologie n’en était alors qu’à ses débuts.

Les chéquiers émis à partir de cette date portaient un QR code unique sur chaque feuillet. Ce code enregistrait le chèque sur une blockchain développée à cet effet, ce qui permettait aux agents de la banque de valider son authenticité une fois le chèque encaissé via le système de compensation ICCS, et d’accéder à ses informations à tout moment. Fabriquer un faux chèque devenait donc plus difficile.

Si un tel système a pu voir le jour, c’est sous l’impulsion du cheikh Hamdan ben Mohammed ben Rachid Al Maktoum, prince héritier de Dubaï, qui avait fait de la blockchain un axe stratégique de l’émirat à partir de 2016.

Check Chain, au quotidien avec la banque

Après un projet pilote supervisé par l’Emirates NBD Future Lab, la banque a déployé la plateforme auprès de ses clients à travers les Émirats arabes unis. Elle envisageait alors d’ouvrir son infrastructure blockchain à d’autres institutions financières du pays.

Au cours du premier mois, l’établissement disait avoir enregistré près d’un million de feuillets de chèques sur sa blockchain, un chiffre issu de sa seule communication.

Une telle technologie illustre l’usage le plus courant de la blockchain dans la banque : inscrire des informations qui ne pourront pas être modifiées, pour sécuriser un processus existant. Emirates NBD n’a plus communiqué depuis sur Cheque Chain, et nous n’avons trouvé aucune trace publique récente du projet, sans qu’un arrêt ait pour autant été annoncé.

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