La crise économique et sociale liée au coronavirus s’intensifie. Pour tenter de pallier à cette situation, la Réserve Fédérale américaine (Fed) a annoncé des mesures historiques ce dimanche en fin de journée. Une tentative pour enrayer la chute vertigineuse des marchés.
L’économie mondiale va mal. Pour tenter de contrer une ouverture de la bourse qui avait toutes les chances de se conjuguer avec une poursuite de la baisse des marchés, la Réserve Fédérale américaine (Fed) a fait des annonces ce dimanche 15 mars 2020. Le cours du Bitcoin a enregistré une hausse suite à cela, mais de courte durée.
Annonces de la Fed
Il s’agit d’annonces historiques. Elles concernent les taux directeurs ramenés dans une fourchette comprise entre 0 et 0,25%. Le plus bas niveau depuis 2015. Une façon de soutenir les entreprises et les particuliers dans ces temps difficiles. Cela s’accompagne d’un programme de rachat d’actifs d’au moins 700 milliards de dollars, dont 500 milliards de bons du Trésor et 200 milliards de titres adossés à des créances hypothécaires.
Un ensemble de décisions dont l’ampleur fait écho à la crise financière de 2008. C’est la deuxième baisse d’urgence en deux semaines, après celle de 50 points de base décidée le 3 mars. En dix jours, le principal taux directeur est passé de 1,75% à 0,25%.
Une initiative immédiatement suivie par d’autres banques centrales, dont celles du Japon, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, qui ont également dévoilé leurs propres plans de relance. Malgré cela, les baisses se poursuivent. Les bourses mondiales ont ouvert la semaine en chute libre, plusieurs séances déclenchant des coupe-circuits à Wall Street.
Réaction du Bitcoin
Suite à cette annonce de la Fed, le cours du Bitcoin (BTC) a bondi d’environ 13%, frôlant les 6 000 $. Juste assez pour faire croire à une reprise. C’est ensuite la poursuite de la chute qui est revenue s’installer pour faire passer le BTC sous la barre des 4 500 $ ce matin. Il se stabilise autour de 5 000 $.
Ce mouvement intervient quelques jours après le Black Thursday du 12 mars 2020, l’une des pires séances de l’histoire de la crypto. Ce jour-là, le Bitcoin a plongé de plus de 50%, passant d’environ 8 000 $ à un point bas proche de 3 800 $ en quelques heures. Plus d’un milliard de dollars de positions longues ont été liquidées sur le marché des dérivés.
Il semble qu’il faudra plus que l’injection de liquidités pour redonner confiance aux marchés. Toutes les bourses ont débuté la semaine sur de nouvelles baisses. Le Bitcoin, censé jouer un rôle de valeur refuge, a chuté de concert avec les actions, exposant sa forte corrélation avec les actifs risqués en période de panique, plutôt que son statut d’or numérique.
Pourquoi le Bitcoin n’a pas joué son rôle de refuge
L’épisode de mars 2020 a mis en lumière une réalité inconfortable pour les défenseurs du BTC. En cas de choc de liquidité brutal, les investisseurs vendent tout ce qui peut l’être pour lever du cash, y compris l’or et le Bitcoin. La narrative de l’actif décorrélé a donc volé en éclats sur le très court terme.
Cette volatilité extrême a aussi alimenté un effet domino sur les plateformes de produits dérivés, où l’effet de levier a amplifié la chute. Pour les détenteurs en stratégie HODL, la séance a été un test de nerfs. Pour les traders, un piège à liquidations en cascade.
Depuis : ce que l’épisode a déclenché jusqu’en 2026
Avec le recul, mars 2020 apparaît comme un point de bascule. Les liquidités déversées par la Fed et les autres banques centrales, combinées au halving de mai 2020 qui a divisé par deux l’émission de nouveaux bitcoins, ont posé les bases d’un cycle haussier. Dans la semaine suivant l’annonce du 15 mars, le BTC a d’ailleurs affiché un rebond d’environ 15%, premier signe d’un retournement de fond.
Le mouvement ne s’est pas arrêté là. Porté par cet afflux de liquidités et par l’arrivée d’acteurs institutionnels, le Bitcoin a entamé un bull market qui l’a conduit jusqu’à un sommet proche de 69 000 $ en novembre 2021. Le récit de l’actif anti-inflation, fragilisé par le krach Covid, a alors retrouvé de la vigueur dans un contexte d’inflation post-pandémie.
En 2026, le paysage a profondément changé. Les ETF Bitcoin spot ont été approuvés aux États-Unis début 2024, drainant des dizaines de milliards de dollars de capitaux institutionnels. Le BTC est désormais scruté par les mêmes desks qui suivent les décisions de la Fed, et chaque réunion du FOMC reste un rendez-vous macro de premier plan pour le marché. Pour évaluer ce climat, l’indice Fear and Greed et la heatmap du marché offrent une lecture rapide du sentiment.
Ce qu’il faut retenir
L’épisode de mars 2020 a montré que les annonces de la Fed ne suffisent pas à provoquer une hausse immédiate du Bitcoin. Mais à moyen terme, l’environnement de taux bas et de liquidités abondantes a constitué un terreau favorable. La leçon vaut pour 2026, où les cycles d’assouplissement et de resserrement monétaire continuent de structurer les marchés.
Pour suivre ces dynamiques, le cours du Bitcoin, celui de l’Ethereum et la fiche fondamental Bitcoin restent des points d’entrée utiles. Les outils de conversion crypto et la catégorie Économie et Macro permettent de relier les décisions des banques centrales aux mouvements de prix. La différence avec les monnaies fiat reste au cœur du débat, même après la chute brutale du marché.
Sources
- Federal Reserve, communiqué du 15 mars 2020
- Federal Reserve, mesures de liquidité du 15 mars 2020
- Decrypt, Bitcoin Black Thursday One Year Later
- Finance Magnates, Black Thursday One Year Later
- Investing.com, Fed Rate Cut and Bitcoin
- Decrypt, Bitcoin price recovers from COVID crash
- Federal Reserve, historique des opérations de marché
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HACKS & SÉCURITÉPamStealer vole mots de passe, keychains et wallets crypto
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