Le BIP 110 fait face à une opposition massive. Selon nos informations, Michael Saylor et Adam Back s’alignent contre cette proposition de modification de Bitcoin, tandis que le soutien des mineurs reste à 0 % à l’approche de l’échéance.
La proposition BIP 110 vise à introduire des restrictions sur certains types de transactions jugées indésirables. Son rejet par des figures majeures comme Michael Saylor et Adam Back met en lumière un conflit fondamental sur la neutralité du réseau. Le soutien technique, notamment via le minage, est inexistant à quelques heures de la deadline.
Pourquoi le BIP 110 est-il contesté par Saylor et Back ?
Le cœur du débat porte sur la nature même de Bitcoin. Adam Back, PDG de Blockstream, et Michael Saylor, président exécutif de MicroStrategy, rejettent le BIP 110 car il remettrait en cause le principe de neutralité du réseau. Selon eux, filtrer ou empêcher des transactions, même pour des raisons légitimes, créerait un précédent dangereux. Ils s’opposent à toute forme de censure protocolaire. Cette position est cohérente avec leur défense historique d’un Bitcoin sans permission. Saylor affirme régulièrement que Bitcoin doit rester un système apolitique, et Back, inventeur du mécanisme de preuve de travail Hashcash, est un défenseur technique de longue date de l’immutabilité des règles de consensus.
Un fork évité de justesse grâce au minage ?
La proposition BIP 110 est rendue caduque par l’absence totale de soutien. Selon les données relayées par nos sources, le pourcentage de blocs signalant leur soutien au BIP 110 est de 0 % à la veille de la date limite. Pour être activé, un soft fork nécessite le signal d’au moins 95 % des blocs minés sur une période de 2 016 blocs, soit environ 2 semaines. Le minage, via son pouvoir de vote, a donc bloqué ce changement. La communauté des mineurs reste focalisée sur le prochain halving et sur la rentabilité du minage, plutôt que sur des débats philosophiques.
« Adam Back et Michael Saylor s’opposent au BIP 110, une proposition de modification des règles de Bitcoin visant à empêcher certains types de transactions jugées indésirables. Ils estiment qu’un tel changement remettrait en cause la neutralité du réseau. »
Quel est l’impact sur le marché et l’adoption ?
Cette controverse intervient dans un contexte déjà tendu. Bitcoin fait face à des sorties de capitaux institutionnels et un récent mouvement de vente massive par les sociétés. L’incertitude réglementaire et technique pèse sur le cours, qui peine à se maintenir au-dessus des 63 000 $. Les grands acteurs comme MicroStrategy et SpaceX continuent d’accumuler, misant sur la robustesse du réseau et l’absence de changement protocolaire majeur.
L’épisode renforce finalement l’image de stabilité de Bitcoin. L’impossibilité de faire passer une modification, même soutenue par certains développeurs, malgré l’opposition unanime des mineurs et de figures influentes, rassure sur sa résistance à la censure et sa capacité à rester un réseau monétaire neutre. Un hard fork aurait pu, par le passé, diviser la communauté comme lors de la guerre de la taille de bloc. Ce risque est maintenant écarté.
À retenir
Le BIP 110 sur Bitcoin est rejeté. Le soutien technique des mineurs est totalement absent, et l’opposition de leaders d’opinion comme Michael Saylor et Adam Back lui ôte toute légitimité politique. La neutralité du réseau est préservée. Le prochain grand débat se concentrera probablement sur les solutions de scalabilité de seconde couche, seul terrain d’entente possible entre innovation et orthodoxie.
Sources
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