Lancé fin 2021 avec un fonds de 500 millions de dollars, l’écosystème Algorand ne pèse plus que 32 millions de dollars de valeur bloquée en 2026, selon DefiLlama. L’ALGO, lui, s’échange autour de 0,10 $, loin de son record de 3,56 $. Le pari n’a pas tenu ses promesses. Reste un projet qui mise désormais sur la technologie plutôt que sur les chèques, à rebours des grands fonds d’écosystème.
Au programme
- L’ALGO autour de 0,10 $ en 2026, contre un record historique de 3,56 $ atteint en 2019 (CoinGecko, 2026)
- Une TVL DeFi tombée à environ 32 M$, loin du sommet de 2021
- Un virage assumé vers le staking natif et la cryptographie post-quantique
Que vaut l’ALGO en 2026 ?
L’ALGO se négocie autour de 0,10 $ à la mi-2026, pour une capitalisation proche de 820 millions de dollars, d’après CoinGecko. Le jeton pointe au-delà de la 70e place du marché. La chute est vertigineuse.
Son record absolu remonte à juin 2019, à 3,56 $. L’envolée de fin 2021, jusque vers 2,30 $, n’aura été qu’un sursaut. Depuis, le cours a perdu plus de 95 % de son sommet. Le marché a sanctionné un écosystème resté trop confidentiel.
Le fonds de 500 M$ a-t-il porté ses fruits ?
Pas vraiment, du moins pas sur le terrain de la DeFi. La valeur bloquée sur Algorand plafonne autour de 32 millions de dollars en 2026, d’après DefiLlama. C’est une fraction du sommet de 2021, et une goutte d’eau face aux grandes chaînes.
Le fonds Borderless ALGO Fund II, signé par Borderless Capital, n’a pas suffi à fixer durablement les développeurs. La société d’investissement a depuis réorienté sa stratégie, avec un nouveau véhicule de 100 millions de dollars dédié au DePIN en 2024, et non plus au seul écosystème Algorand. L’argent a coulé, l’effet réseau n’a pas suivi. La leçon vaut pour tout le secteur de la DeFi bâti sur des incitations.
Sur quoi mise Algorand aujourd’hui ?
Le projet a changé de cap : il joue désormais la carte technologique. Depuis janvier 2025, le réseau verse des récompenses de staking natif aux validateurs, via son mécanisme d’incitations à la participation, selon l’Algorand Foundation. L’objectif est de sécuriser et de décentraliser la chaîne sans dépendre de subventions externes.
L’autre pari est la résistance à l’ordinateur quantique. Algorand a inscrit sa première transaction protégée par une signature post-quantique sur son réseau principal en novembre 2025. Peu de blockchains majeures peuvent en dire autant. Reste à transformer cette avance technique en usage réel, ce qui suppose d’attirer des projets concrets.
Faut-il encore croire à l’écosystème Algorand ?
La réponse dépend de l’horizon. À court terme, les signaux de marché restent faibles : cours déprimé, TVL anémique, attention médiatique en berne. Les chiffres ne mentent pas.
À plus long terme, le projet garde des atouts rares. Sa technologie reste rapide, peu coûteuse et désormais tournée vers le post-quantique. Mais la concurrence des grandes chaînes est féroce. Croire à Algorand en 2026, c’est parier sur la technique contre l’inertie d’un marché qui a déjà tranché.
Questions fréquentes
Quel est le prix de l’ALGO en 2026 ?
L’ALGO s’échange autour de 0,10 $ à la mi-2026, pour une capitalisation proche de 820 millions de dollars, selon CoinGecko. Le jeton a perdu plus de 95 % par rapport à son record historique de 3,56 $, atteint en juin 2019.
Algorand est-il un projet mort ?
Non, le réseau fonctionne et continue d’évoluer, avec le staking natif et la cryptographie post-quantique. Mais son écosystème DeFi est devenu marginal, à environ 32 M$ de TVL. Le projet survit par la technique, pas par l’adoption de masse.
Pourquoi le prix de l’ALGO a-t-il autant chuté ?
Le cours a suivi l’effondrement de l’intérêt pour son écosystème, malgré des centaines de millions investis. L’effet réseau n’a jamais pris face aux grandes chaînes concurrentes. Le marché a sanctionné un projet techniquement solide mais commercialement isolé, un schéma fréquent chez les altcoins de cycle.
À retenir
Le pari à 500 M$ d’Algorand n’a pas tenu : l’ALGO a fondu à 0,10 $ et sa DeFi pèse à peine 32 M$ en 2026. Le projet a troqué les chèques contre la technique, avec le staking natif et la résistance quantique comme nouvelles vitrines. Solide sur le papier, il lui manque toujours l’essentiel : des utilisateurs.
Sources
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HACKS & SÉCURITÉPamStealer vole mots de passe, keychains et wallets crypto
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HACKS & SÉCURITÉStep Finance : un hack de 21,4 M$ blanchis via Tornado Cash