Cette mise à jour fait le point sur trois dossiers qui ont structuré le marché crypto ces deux dernières années : l’ETF spot Bitcoin, l’ETF spot Ethereum et le restaking. Trois sujets longtemps spéculatifs, désormais bien réels, avec des chiffres et un cadre réglementaire concrets.
L’objectif reste le même : garder un œil clair sur cet écosystème sans se perdre dans le bruit hebdomadaire. Voici donc où en sont ces dossiers en 2026, ce qui a été approuvé, et ce qui reste en mouvement.
Au programme ETF spot Bitcoin et leurs flux, ETF spot Ethereum et l’arrivée du staking, montée en puissance du restaking et d’EigenLayer, et le rôle persistant des stablecoins.
ETF spot Bitcoin : de la course à l’approbation aux flux de masse
Ce qui n’était qu’une course d’obstacles face à la SEC s’est conclu en janvier 2024 par l’approbation des premiers ETF spot Bitcoin américains. Le produit phare, l’iShares Bitcoin Trust (IBIT) de BlackRock, est rapidement devenu le poids lourd du segment, avec plus de 45 % des encours et plusieurs dizaines de milliards de dollars d’actifs sous gestion.
L’année 2026 illustre toutefois que ces véhicules ne montent pas en ligne droite. Après un premier trimestre encore largement positif, les flux nets sont devenus négatifs au printemps. En mai 2026, les ETF spot Bitcoin ont enregistré une série de sorties record, plusieurs milliards de dollars retirés sur le mois, IBIT compris.
Ce reflux a coïncidé avec un Bitcoin sous pression, évoluant autour des 73 000 à 78 000 dollars, sur fond de tensions géopolitiques et de moindre appétit pour le risque. Le suivi en temps réel de ces entrées et sorties reste accessible via notre page dédiée à l’ETF Bitcoin et l’indice Fear and Greed.
ETF spot Ethereum : approuvés, puis ouverts au staking
Le second grand jalon concerne Ethereum. La SEC a approuvé les ETF spot Ether le 23 mai 2024, pour un lancement effectif le 23 juillet de la même année. Une avancée majeure, mais assortie d’une réserve de taille : l’approbation initiale interdisait aux fonds de staker les ETH détenus, donc d’en tirer un rendement.
Cette contrainte a sauté depuis. Au fil de 2025, des clarifications réglementaires ont ouvert la voie à des structures incluant le rendement. Le 6 octobre 2025, Grayscale est devenu le premier émetteur américain à activer le staking dans ses produits spot Ether et Solana, faisant entrer le rendement de réseau dans l’enveloppe ETF.
Les concurrents ont suivi. BlackRock a déposé puis lancé son iShares Staked Ethereum Trust (ETHB) le 12 mars 2026, tandis que Fidelity, Franklin Templeton, Invesco, 21Shares et VanEck poursuivaient leurs demandes. Les ETF Ethereum ont, à ce stade, accumulé plus de 11 milliards de dollars d’encours nets, avec des flux qui suivent, comme pour le BTC, les humeurs du marché.
Staking en ETF : pourquoi c’est important
Le passage au staking dans les ETF change la nature même du produit. Un ETF Ethereum sans staking ne fait que suivre le cours. Avec staking, il capte en plus une partie des récompenses du réseau, soit un rendement annuel de quelques pourcents, généralement via des validateurs tiers.
Pour l’investisseur, cela rapproche l’ETF de la détention directe en termes de profil de gains, sans la complexité technique de la gestion d’un validateur ou d’un portefeuille auto-hébergé. La sécurisation des clés en propre passe, elle, par des solutions comme un Ledger Nano X.
Restaking : EigenLayer en tête, des concurrents en embuscade
Présenté il y a deux ans comme une simple piste controversée, le restaking s’est imposé comme un pilier de la sécurité Ethereum. Le principe : réutiliser des ETH déjà stakés pour sécuriser d’autres services, et ainsi mutualiser la sécurité du réseau au profit d’applications tierces.
Le leader, EigenLayer, concentre l’essentiel de l’activité. Début 2026, le protocole affichait une valeur totale verrouillée de l’ordre de 15 à 19 milliards de dollars, soit plus de 90 % de part de marché sur le segment du restaking, avec plusieurs millions d’ETH engagés et des centaines d’opérateurs actifs.
Des challengers existent néanmoins. Symbiotic mise sur une architecture modulaire acceptant un large éventail de collatéraux, tandis que Karak étend le restaking aux stablecoins, au WBTC et à divers jetons de staking liquide. Leurs encours restent toutefois marginaux face à EigenLayer.
Restaking : un rendement qui n’efface pas le risque
L’attrait du restaking tient à l’empilement de rendements : récompenses de staking de base, plus rémunération des services sécurisés. Mais cet empilement concentre aussi les risques. Une défaillance d’un service sécurisé peut entraîner des pénalités en cascade sur les ETH engagés.
C’est la principale critique adressée au modèle : un risque potentiellement systémique pour Ethereum, si une part trop large de l’ETH staké se retrouve exposée aux mêmes mécanismes. Le débat ouvert en 2023 reste donc d’actualité, à une échelle bien plus grande.
Les stablecoins, toujours au cœur de la liquidité
En toile de fond, les stablecoins restent un rouage central. Adossés au dollar pour la plupart, à l’image de l’USDC, ils continuent d’alimenter la liquidité des marchés et d’irriguer la DeFi, y compris les protocoles de restaking.
Leur poids dans l’écosystème nourrit toujours le débat sur leur rôle vis-à-vis du dollar et sur leur encadrement réglementaire, en Europe comme aux États-Unis. Un sujet à part entière, distinct du couple ETF et restaking, mais qui en partage les enjeux d’adoption institutionnelle.
À retenir en 2026
Les ETF spot Bitcoin et Ethereum sont devenus des produits établis, avec des dizaines de milliards de dollars d’encours, des flux désormais bidirectionnels, et l’arrivée du rendement via le staking pour l’ETH. Le restaking, lui, est passé du statut d’expérimentation à celui d’infrastructure majeure dominée par EigenLayer.
Pour comparer ces actifs et leurs dynamiques, les outils restent utiles : la heatmap du marché, le convertisseur crypto et les pages dédiées aux principaux altcoins comme Solana ou les actifs comparables au Bitcoin.
Sources
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HACKS & SÉCURITÉPamStealer vole mots de passe, keychains et wallets crypto
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HACKS & SÉCURITÉStep Finance : un hack de 21,4 M$ blanchis via Tornado Cash