La situation du Bitcoin au 29 septembre 2021 divise très clairement les investisseurs en deux camps. D’un côté, les défenseurs d’un bull run qui n’aurait pas encore réellement démarré. De l’autre, les apôtres d’un effondrement qui voient le BTC retourner sous les 20 000 $. Au centre de tout cela, une frontière des 40 000 $ sur laquelle s’affrontent acheteurs et vendeurs, et dont la cassure confirmée en daily pourrait déterminer la direction. Le tout avec des objectifs à court terme difficiles à définir.
S’il y a un point positif sur lequel s’appuyer, c’est la capacité qu’a affichée le marché du Bitcoin à tenir son support des 40 000 $. Cela face à la Chine une nouvelle fois déterminée à plomber l’ambiance en fin de semaine dernière. Le 24 septembre 2021, la banque centrale chinoise (PBOC) déclarait illégale l’ensemble des transactions en cryptomonnaies. Une annonce qui n’a pourtant pas enclenché l’effondrement redouté.
Le BTC se heurte ainsi à cette frontière symbolique depuis un peu plus d’une semaine. Mais cela sans qu’aucune clôture en daily sous ce niveau n’ait été confirmée pour le moment.
Une force haussière qui se dérobe
Le maintien de ce support des 40 000 $ ne doit cependant pas être considéré comme acquis. Car le Bitcoin n’affiche pas la force haussière que certains aimeraient voir revenir. La récente cassure du niveau des 42 000 $, annoncée comme fatidique, n’arrange rien.
La vague de panique a maintenant laissé place à une peur extrême, selon les données de l’indice Fear & Greed. Et à une nouvelle division stratégique entre ceux qui y voient un signe du début de la fin, et les amateurs de stratégies à contre-courant qui achètent la peur et vendent l’excès de confiance.
Une tendance à la baisse qui persiste
Malgré une tendance qui reste haussière sur le long terme, le scénario d’un passage à la baisse s’impose de plus en plus, pour le moment uniquement sur le court terme. Et dans ce range qui enferme le BTC entre 65 000 $ et 30 000 $ environ depuis le début de l’année.
Les objectifs varient selon les analystes, mais s’accordent sur un niveau possible entre 38 000 $ et 35 000 $. Soit encore 15 % de baisse à la clé dans les prochaines semaines. Mais rien n’est encore confirmé.
Un niveau de prix où le BTC ne devrait vraisemblablement pas s’attarder avant de repartir à la hausse. Car ce scénario ne sera validé que dans le cas d’une cassure par le bas confirmée du support des 40 000 $. Rien ne permet encore d’invalider l’hypothèse que ce seuil représente déjà le plus bas de cette phase de correction. Seuls un véritable rebond et un franchissement des 50 000 $ pourraient le confirmer.
Une sensation de déjà vu : le précédent de 2017
Cette situation peut être mise en relation avec ce qui s’est passé en septembre 2017. À cette époque, la Chine émettait une interdiction à l’égard des ICO, mais aussi des plateformes d’échange présentes sur son territoire. Ce n’était qu’un des premiers épisodes d’une mauvaise série.
Cet épisode avait entraîné un plongeon du Bitcoin de plus de 30 % en une dizaine de jours, le faisant passer d’environ 4 600 $ à moins de 3 000 $. Une chute qui ne l’a pourtant pas empêché d’aller effleurer les 20 000 $ quelques semaines plus tard, lors de son plus haut historique du 17 décembre 2017 à 19 783 $. Soit un rebond spectaculaire en moins de trois mois.
Même si les faits du passé ne permettent pas de prédire l’avenir, cette situation doit être prise en compte. Car elle indique que rien ne permet de vendre la baisse du BTC avant de l’avoir confirmée. Surtout face à des annonces chinoises qui finissent parfois par devenir de véritables signaux d’achat, pour qui sait sécuriser ses positions dans le cadre d’un trading actif.
Depuis : ce que le Bitcoin a fait après septembre 2021
Avec le recul, ce sont les optimistes qui ont eu raison à court terme. Le scénario de 2017 s’est partiellement rejoué : loin de s’effondrer, le BTC a rebondi pour inscrire un nouvel ATH autour de 69 000 $ le 10 novembre 2021. Le bannissement chinois n’aura donc pas signé la fin du cycle, mais plutôt précédé son sommet.
Le retournement est venu après. À partir de fin 2021, le marché est entré dans un bear market prolongé. Le BTC a perdu près de 78 % de sa valeur, jusqu’à un creux autour de 15 500 $ en novembre 2022, dans un contexte marqué par l’effondrement de Terra-LUNA puis la faillite de FTX.
Le cycle suivant et la situation en 2026
Le cycle haussier a redémarré en 2023, puis s’est accéléré en 2024. Deux catalyseurs majeurs : l’approbation des premiers ETF Bitcoin au comptant aux États-Unis le 10 janvier 2024, suivie du quatrième halving en avril 2024. Le BTC a franchi pour la première fois les 100 000 $ en décembre 2024.
La hausse s’est prolongée jusqu’à un nouveau record d’environ 126 200 $ atteint le 6 octobre 2025, avant une correction qui ramenait le cours autour de 67 000 $ au printemps 2026. La rétrospective confirme une logique de fond : sur ce cycle comme sur les précédents, les paniques réglementaires venues de Chine n’ont pas marqué les sommets du Bitcoin.
Pour suivre l’évolution du cours et préparer un éventuel positionnement, le convertisseur crypto et la heatmap du marché restent des repères utiles. Les fondamentaux du protocole Bitcoin et le comportement des altcoins comme l’Ethereum complètent l’analyse. Côté pratique, la conservation passe par une plateforme régulée telle que Coinhouse ou un wallet matériel comme le Ledger Nano X.
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