Web3
Évolution décentralisée du Web, basée sur les blockchains publiques, les wallets comme identité et la propriété utilisateur des données via des tokens.
Le terme Web3 a été proposé par Gavin Wood en 2014 (co-fondateur d’Ethereum). Il décrit une troisième génération du Web : après Web1 (pages statiques, lecture), Web2 (plateformes centralisées comme Facebook, lecture + écriture via intermédiaires), Web3 proposerait une couche où les utilisateurs possèdent vraiment leurs données, leur identité et leur valeur.
Briques principales : wallet comme identité (login via MetaMask, plus de mot de passe), tokens comme propriété d’actifs numériques, smart contracts comme logique applicative sans serveur centralisé, DAO pour la gouvernance, IPFS/Arweave pour le stockage décentralisé.
Réalité contrastée. Le Web3 a produit de vraies innovations (DeFi, NFT, certificats de propriété on-chain) mais n’a pas remplacé le Web2. Les 3 milliards d’utilisateurs actifs quotidiens restent sur Facebook, Instagram, TikTok, YouTube, Google. Le Web3 compte environ 100 millions d’utilisateurs crypto actifs dans le monde en 2026, en croissance mais encore marginal. Les critiques pointent : complexité UX, frais élevés, vectoriel d’attaque, spéculation dominante. Les défenseurs parlent d’un outil à long terme pour la souveraineté numérique.